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L’X s’engage dans l’étude de la guerre avec deux journées de débats

Les 29 et 30 juin 2016, le Laboratoire interdisciplinaire de l’X organise deux journée d’étude sur le cadrage narratif de la violence des forces armées. Les intervenants débattront autour des récits militaires, et des évolutions impliquées par l’introduction de la technologie. Il ouvrira, à cette occasion, son cycle d’étude autour de la guerre.

Comprendre comment les militaires et les forces armées justifient et perçoivent le recours à la force et à la violence. Tel est le sujet des deux journées d’étude organisées par le Laboratoire interdisciplinaire de l’X (LinX), les 29 et 30 juin 2016. « Tuer n’est pas un acte normal dans une société où la violence est taboue. L’idée est donc d’étudier les discours utilisés pour amener des personnes à recourir à la force armée, qu’il s’agisse des armées régulières, ou d’autres, comme Daesh », précise Thomas Lindemann, professeur de géopolitique à Polytechnique.

Des tables rondes autour de l'image de la guerre

Au cours de quatre tables rondes, les intervenants, des universitaires du monde entier spécialisés dans les questions militaires, reviendront sur l’image virile et héroïque des combattants véhiculée dans les discours traditionnels et sur son évolution provoquée par l’introduction de technologies de plus en plus sophistiquées dans les forces armées. « Dans les récits militaires, on retrouve toujours l’idée de protéger la nation, d’affronter le danger, d’esprit de sacrifice. Mais un pilote de drone, qui ne se trouve pas directement sur le terrain, correspond-il à cette représentation du héros ? La technologie modifie-t-elle l’image de l’armée ? », interroge Thomas Lindemann.

Ces questions se posent d’autant plus dans la période actuelle, où la propagande terroriste se trouve sur le devant de la scène. « Pour mieux la comprendre nous devons aussi mettre en lumière notre propre usage de la violence, et son influence dialectique », souligne le professeur de géopolitique. Notre technicité peut-elle exacerbé une primitivité de la violence chez nos ennemis ? Notre éloignement de la violence par la technique implique-t-elle chez eux une ‘rebarbarisation’ de cette dernière, un rapprochement d’ordre physique avec elle ? Voilà autant de questions qui seront soulevées à l’occasion de ces deux journées d’étude.

Un cycle d'étude sur la guerre à l'X

Et ces deux journées d’études sont également l’occasion pour le laboratoire de lancer son cycle sur l’étude de la guerre. En effet, l’équipe travaille sur une méthode scientifique et statistique de comparaison des récits militaires. « Nous souhaitons systématiser ces études, ajouter une dimension quantitative à l’aspect qualitatif généralement utilisé », indique Thomas Lindemann. Outre ces deux journées, le LinX ouvrira prochainement un programme sur l’étude des guerres civiles, puis sur les guerres préventives.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du LinX.