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Polytechnique : portraits de femmes

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, Polytechnique vous propose de découvrir, ou redécouvrir, le parcours de six polytechniciennes.

Pour célébrer la journée internationale des droits des femmes 2020, l’École Polytechnique a mis à l’honneur, du 2 au 8 mars, des femmes illustres de l’X. Scientifiques, dirigeantes d’entreprises, militaires, artistes, elles incarnent la multitude de métiers dans lesquels s’engagent les polytechniciennes et polytechniciens.

Sophie Germain

Mathématicienne et physicienne, Sophie Germain a marqué la science par le théorème de théorie des nombres qui porte son nom et ses travaux sur l’élasticité des corps. Son lien avec l’École polytechnique ? Elle en est la première étudiante, dès 1794, alors que l’École est alors réservée aux hommes. Pour se procurer les cours, elle emprunte l’identité d’un élève, Antoine Auguste Le Blanc. C’est sous ce nom qu’elle adresse ses observations à Joseph Louis Lagrange, professeur à l’École, qui devient son ami et mentor, et qu’elle entame ses échanges, restés célèbres, avec Carl Friedrich Gauss sur la théorie des nombres.

Christel Heydemann

Diplômée de Polytechnique (X 94) et des Ponts et Chaussées, Christel Heydemann entre à la fin des années 90 dans le groupe français de télécommunication Alcatel, à l’aube de sa fusion avec l’américain Lucent. Après 15 ans dans le groupe, elle rejoint Schneider Electric, pour y accélérer le lancement des solutions d’Internet des objets. Christel Heydemann a pris la présidence de Schneider Electric France en avril 2017, puis celle du Gimelec, le groupement des entreprises de la filière électronumérique française, en mai 2019.

Fabienne Keller

Après son passage à l’École polytechnique complété par l’École nationale du génie rural, des eaux et des forêts, Fabienne Keller (X 79) se dirige vers l’administration et entre au milieu des années 80 au ministère de l’Agriculture puis à la direction générale du Trésor. De retour en Alsace, sa région d’origine, elle est la première femme à entrer au conseil départemental du Bas-Rhin en 1992. Successivement vice-présidente du conseil régional d’Alsace, maire de Strasbourg et sénatrice du Bas-Rhin, Fabienne Keller est aujourd’hui députée européenne au sein du groupe Renaissance, vice-présidente du parti Agir et capitaine de corvette de réserve de la Marine nationale.

Rose Dieng-Kuntz

Première femme africaine entrée à l’école polytechnique en 1976, quatre ans après l’ouverture du concours aux filles, Rose Dieng-Kuntz est une pionnière de l’intelligence artificielle et du web sémantique. L’informaticienne sénégalaise, directrice de recherche à l’Inria, mène des travaux sur les bases de connaissances et est à l’origine des premiers algorithmes intelligents d’acquisition et de recherche de connaissance sur le web. Pour ses travaux de recherche et son parcours, Rose Dieng-Kuntz reçoit le prix Joliot-Curie en 2005, trois ans avant son décès, à 52 ans.

Isabelle Sorente

Polytechnicienne et aviatrice, Isabelle Sorente (X 90) s’oriente tôt vers l’écriture, en parallèle de son poste à la direction générale de l’aviation civile. Après avoir exploré le pilotage d’avion, la voltige aérienne, le théâtre tant dans le jeu que dans l’écriture de pièce, elle publie le premier de ses huit romans en 2001, L, dans lequel elle traite de l’addiction. Isabelle Sorente est co-fondatrice de la revue Ravages, du magazine Blast, et tient une chronique dans l’émission Par Jupiter ! sur France Inter. Son dernier roman, Le complexe de la sorcière, est paru début janvier 2020.  

Caroline Aigle

 Elle est la première femme brevetée pilote de chasse affectée à un escadron de combat de l’Armée de l’air française en 1999. Caroline Aigle a embrassé la carrière militaire après son diplôme de l’École polytechnique en 1994. Championne militaire de France et du monde en triathlon, commandant de l’Armée de l’air, elle se dirige vers l’aérospatiale et s’apprête à être sélectionnée par l’Agence spatiale européenne lorsqu’elle décède en 2007 à l’âge de 32 ans. Caroline Aigle totalise alors près de 1600 heures de vol, majoritairement sur Mirage 2000-5.