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Premières journées du groupement de recherche sur les plasmas froids

Du 25 au 28 octobre, l’École polytechnique a accueilli plus d’une centaine de chercheurs venus de toute la France autour de l’étude des milieux ionisés plasmas froids créés par décharge et laser.

Les plasmas représentent un état de la matière dans lequel des électrons sont arrachés des atomes auxquels ils sont d’habitude associés dans les solides, les liquides ou les gaz. On parle alors de milieu ionisé, dans lequel les interactions entre charges électriques donnent naissances à des propriétés inédites. Du cœur des étoiles au tubes fluorescents utilisés pour l’éclairage, les plasmas sont très divers, différenciés par leur densité de charges et leurs températures.

C’est à la partie basse de ce spectre que s’intéresse le groupement de recherche (GDR), sur l’étude des milieux ionisés plasmas froids créés par décharge et laser (EMILI) nouvellement créé. Il fédère 42 laboratoires situés en France. Ce domaine des plasmas froids est en effet extrêmement vaste (haute ou basse pression, magnétisés ou non, créés par lasers). Quelque 160 chercheuses et chercheurs, dont environ 50 en thèse, se sont réunis pour les premières journées du GDR EMILI du 25 au 28 octobre à l’Ecole polytechnique grâce au comité local d’organisation à l’initiative du Laboratoire de physique des plasmas (LPP*) et du Laboratoire de physique des interfaces et couches minces (LPICM*).

Parmi les objectifs mis en avant par le groupement de recherche se trouve la volonté de recentrer la communauté sur les aspects fondamentaux des plasmas froids. En effet, si leurs domaines d’application sont variés et prometteurs -l’énergie, propulsion spatiale, l’environnement, le biomédical, l’agriculture, etc.- les systèmes de financement actuels poussent les chercheurs à laisser en périphérie de leur activité la compréhension des mécanismes à l’œuvre dans les plasmas froids, qui est pourtant cruciale.

En se focalisant sur cet aspect, la communauté espère donc reconstruire un vivier de jeunes scientifiques spécialistes des plasmas et non simples utilisateurs d’un outil qui serait une sorte de boîte noire. Au cours de ces quatre jours, des présentations, des revues de l’état de l’art et des défis à relever, des ateliers ou encore des sessions posters ont donné lieu à des échanges dont le but est également de favoriser de futures collaborations.

> Retrouver les site de ces journées ainsi que celui du GDR EMILI

*LPP : une unité mixte de recherche CNRS, École polytechnique - Institut Polytechnique de Paris, Observatoire de Paris, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay

LPICM : une unité mixte de recherche CNRS, École polytechnique - Institut Polytechnique de Paris