En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à des fins de mesure d'audience, à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés. En savoir plus

X

Retour sur le 12e symposium européen sur les cubesats

Point central d’échanges entre experts académiques et industriels du spatial, le 12e symposium européen sur les cubesats a eu lieu du 24 au 26 novembre à l’École polytechnique. Les interventions de spécialistes ont été complétées par des présentations étudiantes issues de l’École polytechnique et d’autres universités.

Avec leurs technologies low-cost et publiques, les petits satellites ont été au cœur des échanges du 24 au 26 novembre lors du 12e symposium européen sur les cubesats. Fidèle au mouvement « Newspace », qui cherche à rendre plus accessible l’exploration spatiale et dont les cubesats sont un élément central, le symposium a recueilli le point de vue d’orateurs académiques et industriels, issus de groupes renommés comme de start-ups du domaine du spatial, tels que Lionel Suchet, directeur général du Centre national d'études spatiales (CNES).

Cette édition a été co-organisée par l’Institut von Karman de Dynamique des Fluides (VKI), partenaire chaque année du symposium, et par l’École polytechnique grâce aux interactions du VKI avec le Centre Spatial Étudiant et le mécénat soutenu par Thales Alenia Space et ArianeGroup  « Espace : Science et Défis du Spatial », et porté par Pascal Chabert, Directeur de recherche CNRS au Laboratoire de physique des plasmas (LPP*).

Les interventions scientifiques ont porté sur de multiples sujets, de l’état de l’art sur les types de propulsion électrique pour les cubesats, à l’utilisation de l’hydrogène contenu dans l’eau (séparé de l’oxygène par électrolyse) comme carburant pour vaisseaux, en passant par les technologies de coordination de constellations de cubesats.

Avec douze mécènes parrainant l’évènement et des intervenants issus de grands groupes ou de grandes agences comme le CNES ou l’Agence spatiale européenne (ESA), le symposium a démontré les liens et le partage de connaissances qui unit les membres du réseau de centres spatiaux européens. L’École polytechnique a pu démontrer ses apports à ce réseau notamment grâce aux visites des startups Exotrail (développant des propulseurs électriques de cubesats ainsi que des outils de simulation et d’opérations spatiales) et ThrustMe (développant des moteurs ioniques et des propulseurs à gaz froid) respectivement issues du Centre Spatial Étudiant et des laboratoires de l’École polytechnique. L’ambitieux projet IonSat du Centre Spatial étudiant, qui a présenté son programme prévisionnel avec un lancement de son cubesat en 2024, est mené avec le soutien de ThrustMe qui a fait don d’un de ses moteurs ioniques.

Le symposium a également été le théâtre d’une compétition étudiante, au cours de laquelle 5 équipes issues de trois universités différentes (École polytechnique de Varsovie (Warsaw University of Technology), Université de Stuttgart, Université technique de Munich (TU Münich)) et de deux réseaux étudiant (German network of Young Scientists, Association Spatiale Toulousaine de Recherche Étudiante) ont présenté leurs projets. Les gagnants, Aleksandra Mochol, Krzysztof Zając, Kacper Kordek et Jakub Murawski de l’École polytechnique de Varsovie, ont détaillé le développement et les phases de test de leur propulseur expérimental à gaz froid sous pression (dans le cas présent du butane).

*LPP : une unité mixte de recherche CNRS, École polytechnique - Institut Polytechnique de Paris, Observatoire de Paris, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay

>> à propos du programme de mécénat :
Soutenu depuis 2019 par Thales Alenia Space et ArianeGroup, le mécénat d’enseignement « Espace, sciences et défis du spatial » porté par Pascal Chabert ambitionne de former les professionnels de l’aérospatial de demain. Dans ce but, les enseignements de ce mécénat reposent sur deux piliers : d’une part des projets spatiaux menés au sein du Centre Spatial Etudiant de l’École Polytechnique, et d’autre part des cours de haut niveau en physique, mécanique, mathématiques appliquées, et informatique.