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Start-up : Auxivia, l’accélération puissance X

Auxivia est l’un des quatre projets suivis au sein de l’accélérateur de l’École polytechnique qui a ouvert ses portes sur le campus en avril dernier. Cette start-up s’attaque au marché des seniors avec son premier objet, un verre connecté.

Tous les lundis matins, c’est le même rituel chez « X-Up », l’accélérateur de l’École polytechnique. Le petit-déjeuner commence par un « crash test », c’est-à-dire un brainstorming portant sur l’une des problématiques des sociétés incubées. C’est d’ailleurs lors d’une de ces réunions qu’Antoine Dupont et Vincent Philippe ont trouvé le nom de leur jeune pousse « Auxivia ». Depuis avril dernier, ces deux entrepreneurs ont rejoint l’accélérateur hébergé depuis cette semaine au sein du bâtiment La Fibre Entrepreneur - Drahi X-Novation Center. Les deux ingénieurs, qui se sont rencontrés lors de leur master entrepreneuriat à l’ESCP, partageaient une envie commune, lancer un projet hardware possédant une dimension industrielle.

Il y a quelques mois, Antoine et Vincent décident de s’orienter vers le domaine médical. « La problématique des personnes âgées nous intéressait et, après avoir interrogé de nombreux professionnels de la santé, il apparaissait que le premier facteur conduisant les seniors dans une maison de retraite médicalisée était lié aux problèmes de dénutrition et déshydratation ». Une fois le besoin établit, les entrepreneurs imaginent leur société.
« Auxivia développe des objets connectés santé pour accompagner les personnes âgées et leurs aidants au quotidien », explique Antoine Dupont, co-fondateur et CEO de la start-up. Le premier produit développé par l’entreprise est un verre connecté qui permet de prévenir la déshydratation des personnes âgées. Les deux fondateurs s’adressent aux groupes médicalisés privés orientés « haut de gamme ».
A terme, ils visent l’équipement des logements pour le maintien à domicile des seniors. « Des acteurs de l’assurance souhaitent équiper les logements de leurs clients », souligne Antoine Dupont.

Des mentors et un accompagnement personnalisé

Depuis quatre mois, les deux entrepreneurs bénéficient de tous les avantages offerts par l’accélérateur de Polytechnique. Par exemple, échanger avec les fondateurs des plus célèbres start-up telles que seloger.com ou Weezevent, société dont la croissance a été la plus rapide sur ces cinq dernières années en France. « Ces modèles nous inspirent », témoignent les deux fondateurs d’Auxivia.
Autre atout : profiter de l’accompagnement quotidien d’un entrepreneur en résidence. Chaque semaine, des formations sont dispensées et ce jour-là, un atelier spécifique sur la mise en marché de dispositifs médicaux était proposé.

Surtout, chaque projet accéléré reçoit le soutien d’un mentor technique, d’un mentor business et d’un autre spécialisé dans le « lean startup development ». Les deux entrepreneurs sont notamment aidés par Hugo Mercier, le fondateur de Dreem, start-up qui développe un bandeau connecté pour améliorer le sommeil et qui a vu le jour à Polytechnique.
« Hugo possède un an et demi d’avance sur nous par rapport à des problématiques industrielles et financières, son soutien est très précieux », reconnaît Antoine.
Les deux startuppers bénéficient également des conseils avisés de David Zhang, l’un des co-fondateurs de Prynt, start-up issue de l’X qui s’est fait remarquer dans le monde entier grâce à leur campagne de financement record sur Kickstarter. « Le réseau offert par l’accélérateur est essentiel et nous a notamment permis de recruter deux excellents profils », note Antoine.

Autre point fort : le gain de temps réalisé sur la partie technique et financière du projet. « Globalement, nous avons gagné six à sept mois grâce à l’accélérateur », poursuit le startupper pour qui la structure permet d’aller « deux fois plus vite ». En témoigne la mise à disposition du fab-lab « vingt-quatre heures sur vingt-quatre » et la présence d’un fab-manager. Vincent passe ainsi plus d’une journée par semaine dans cet espace de prototypage. « Nous pouvons concevoir un prototype par semaine si nous le souhaitons », explique Antoine qui précise que cela serait trop coûteux et contraignant s’il devait recourir à un fab-lab extérieur. En termes de financement, les deux entrepreneurs peuvent se réjouir des contacts privilégiés qu’ils entretiennent avec Scientipôle et la Bpifrance.

Un accélérateur empreint de la culture de la formation de l’X

L’environnement de l’accélérateur de l’X est aussi plébiscité par les deux fondateurs d’Auxivia. « Le fait d’être au cœur d’une école nous permet de bénéficier d’un accompagnement très poussé et marqué par une vraie culture de la formation dispensée à Polytechnique », estime Antoine Dupont pour qui l’écosystème du plateau de Saclay apporte une réelle dynamique au cadre de travail. Prochaine étape : après des phases de tests réalisées jusqu’au début de l’année 2016, les deux entrepreneurs visent une levée de fonds d’environ 500 000 euros pour le printemps prochain. Ce financement leur permettrait de passer aux phases d’industrialisation et de démarrer la commercialisation de leur produit.

Comme Auxivia, trois autres projets de start-up sont accompagnés au sein de l’accélérateur de l’X depuis le mois d’avril. En octobre 2015, la deuxième promotion composée d‘une douzaine de projets, et actuellement en cours de recrutement, intègrera les locaux d’X-Up.

> Informations pratiques
Pour postuler à la deuxième promotion lancée au 1er octobre 2015, les candidatures se font auprès du Pôle Entrepreneuriat et Innovation.
Contacts : Matthieu Somekh, Maxime Giraux et Elodie Iturria


Un verre intelligent
Le verre connecté développé par Auxivia permet de suivre l’état d’hydratation des patients en maison médicalisée et cela grâce à un système d’alerte personnalisé. « Un système lumineux permet d’alerter le personnel médical sur le terrain et ces alertes sont modulables en fonction de la pathologie du patient et des facteurs extérieurs tels qu’une période de canicule par exemple », détaille Antoine Dupont, co-fondateur de la start-up. Cet objet connecté permet aussi de mettre en évidence des troubles comportementaux tels que des patients qui refusent de s’hydrater. «Un accéléromètre mesure la vitesse à laquelle l’eau s’écoule du verre et si le liquide n’a pas été bu mais versé dans un lavabo par exemple, l’objet le détecte », poursuit le CEO.
Autre point fort : toutes les données sont collectées et consultables par le personnel soignant via une plateforme. Les groupes médicalisés peuvent ainsi produire des indicateurs de performance et gérer leur politique d’hydratation au sein de leurs établissements.