En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à des fins de mesure d'audience, à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés. En savoir plus

X

TrauMatrix : l’IA au service des soins aux patients gravement traumatisés

L’École polytechnique a annoncé le lancement de TrauMatrix, un partenariat de recherche scientifique et médicale visant à développer les premiers outils d’aide à la décision pour la gestion des patients atteints de traumatisme grave.

TrauMatrix : l’IA au service des soins aux patients gravement traumatisés

L'École polytechnique a annoncé le lancement d'un partenariat de recherche scientifique et médical en association avec l’association Traumabase, l’AP-HP, le CNRS, l’École des hautes études en sciences sociales et Capgemini Invent. Innovation d’un point de vue scientifique et collaboratif, TrauMatrix a pour objectif d’accompagner les acteurs médicaux dans la prise en charge des patient atteints de traumatisme grave tout au long de la chaine de décision des 24 premières heures. TrauMatrix place l’intelligence artificielle au cœur de la pratique de la traumatologie de demain.

Une aide à la prise de décision en temps réel

L’ambition de TrauMatrix est d’aboutir à un outil d’aide à la décision pour les médecins anesthésistes réanimateurs. Cet outil permettra de les accompagner dans leur prise de décision en temps réel en orientant la prise en charge des grands traumatisés vers les bonnes unités de soins. Il permettra également de prédire la probabilité d’événements tels que le choc hémorragique ou le traumatisme crânien, ainsi que l’ajustement de la stratégie de soins. Il prévoit en parallèle de préciser la nature des ressources hospitalières, matérielles et humaines à anticiper afin d’apporter une meilleure réponse aux besoins du patient et d’augmenter ses chances de survie et d’absence de séquelles.

Le projet repose sur la Traumabase®, un observatoire régional crée en 2011 devenu un registre de données médicales sur les traumatismes graves à l’échelle nationale. Ce registre, porté par un réseau d’une centaine de médecins urgentistes et anesthésistes-réanimateurs, fédère à ce jour une grande partie des acteurs français de la traumatologie lourde. Il permet d’alimenter les démarches d’amélioration de la prise en charge des patients et de faciliter la recherche scientifique autour d’études prospectives et interventionnelles. La collaboration avec l’École des hautes études en sciences sociales, le CNRS et l’École polytechnique initiée par le Dr Tobias Gauss, le Pr Catherine Paugam-Burtz et le Dr Sophie Hamada, des hôpitaux de Beaujon et Bicêtre AP-HP, a permis de lancer une dynamique de recherche autour du choc hémorragique et d’initier les premiers travaux sous l’impulsion de Julie Josse, professeur au Centre de mathématiques appliquées et à l’INRIA XPOP et DATAIA, et de Jean-Pierre Nadal, chercheur CNRS au Centre d’analyses et de mathématiques sociales.

Vers des modèles de prédiction

Capgemini Invent a rejoint ce partenariat en qualité d’expert de la valorisation des données et de l’intelligence artificielle à travers le développement de modèles de prédiction et l’élaboration, à terme, d’une plateforme de services en collaboration avec les experts médicaux de la Traumabase® et les scientifiques de l’École des hautes études en sciences sociales, du CNRS et de l’École polytechnique.

« Le projet TraumaMatrix est au cœur des priorités scientifiques d'innovation en intelligence artificielle pour répondre aux enjeux majeurs de santé publique. Les défis pour prendre en compte la spécificité du patient et des systèmes de traumatologie sont importants et donnent lieu à de nombreux développement en recherche autour des thématiques de causalité, d'interprétabilité des modèles et de partage des données. Ce projet suscite beaucoup d'enthousiasme auprès des jeunes étudiants est une excellente opportunité de transfert de la recherche vers l'enseignement», précise Julie Josse, professeur au Centre de mathématiques appliquées (CMAP – unité de recherche entre l’École polytechnique et le CNRS) et à l’INRIA XPOP et DATAIA.