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Trois projets lauréats 2020 pour le Programme d’Innovation Biomédicale

Trois projets de recherche sur les tests du Covid-19, les maladies endothéliales et les anomalies chromosomiques ont été sélectionnés par le Programme d’Innovation Biomédicale soutenu par la Fondation Bettencourt Schueller. Associant chercheurs et médecins, cet appel à projet a vocation à renforcer les liens entre les acteurs de la santé de demain.

S’intéressant à une nouvelle méthode de détection du Covid-19, aux maladies endothéliales et aux anomalies chromosomiques au sein des ovocytes, les projets lauréats de l’appel à projet 2020 du « Programme d’Innovation Biomédicale » viennent d’être annoncés. Ce programme, soutenu par la Fondation Bettencourt Schueller depuis sa création en 2018, a pour but d’aider le développement de projets qui s’intéressent aux soins personnalisés, connectés ou ciblés, ou à des connaissances directement applicables à l’amélioration de la santé humaine.
D’une durée de deux ans, les projets soutenus par le Programme sont co-dirigés par un chercheur et un médecin et leurs avancées sont présentées au symposium annuel en ingénierie biomédicale organisé dans le cadre du Programme. Les trois projets lauréats de l’AAP 2020 sont les suivants :

NASCA : au coeur de la pandémie

Le premier projet, appelé NASCA, développe un outil de détection du Covid-19 plus rapide que le test PCR et pouvant être déployé in situ. En effet, le test actuellement déployé est basé sur une multitude de réplications de l’ARN du virus (test RT-PCR) et a un temps incompressible de réalisation en laboratoire. Cédric Bouzigues (chercheur en bioimagerie au Laboratoire d’optique et biosciences - École Polytechnique) et Bruno Lina (responsable du Centre national de référence entérovirus et paréchovirus au CHU de Lyon et Hôpital de la Croix Rousse) cherchent à mettre en place un test utilisant des nanoparticules de terres rares. Ces particules sont capables de détection optique de molécules précises, ici des ARN viraux, permettant théoriquement la réalisation d’immunotests très sensibles. A terme, NASCA fournira ainsi un outil puissant et déployable sur site (gares, usines, établissements scolaires…) dont le résultat quasi-immédiat s’intègrera dans une stratégie de traçage de la pandémie en temps réel.

Comprendre les maladies génétiques des vaisseaux sanguins

Bel exemple de sérendipité, le second projet se fonde sur l’observation d’un phénomène de « piégeage » de noyaux de cellules endothéliales cultivées in vitro. Ces cellules forment in vivo les parois des vaisseaux sanguins et sont soumises en permanence à une forte pression. Dans des cultures cellulaires imitant les conditions physiologiques, le noyau se retrouve anormalement confiné dans une partie des cellules endothéliales. Cette séquestration est similaire à celle observée dans les laminopathies, maladies rares qui causent une anomalie structurale du noyau. Porté par Abdul Barakat (chercheur en bioingénierie au Laboratoire d’hydrodynamique de l’X - École Polytechnique) et Catherine Coirault (directrice du groupe “Mechanobiology and muscle disorders” à l’Institut de Myologie), ce projet étudiera les possibilités d’utilisation de ce type de culture pour diagnostiquer simplement et efficacement ces maladies.

Bien choisir les ovocytes grâce à MicrOART

Le projet porté par Clément Campillo (chercheur en biophysique au Laboratoire Analyse, Modélisation, Matériaux pour la Biologie et l'Environnement - Université d’Évry) et Elsa Labrune (service de médecine et de la reproduction, Hospices Civils de Lyon), appelé MicrOART, cherche à résoudre des problèmes d’anomalies chromosomiques. En effet, leurs études précédentes ont prouvé que certaines propriétés mécaniques des ovocytes, les précurseurs d’ovules, étaient révélateurs de leur bon développement ou de la présence d’anomalies génétiques. Ils souhaitent utiliser ces connaissances pour développer une méthode de sélection des ovocytes pouvant être utilisée principalement pour l’aide médicale à la procréation.

 

A propos du Programme :
L’évolution médicale constante présente notamment comme enjeux le développement d’une médecine plus personnalisée, connectée et ciblée. Afin d’y répondre, le « Programme d’Innovation Biomédicale », soutenu par la Fondation Bettencourt Schueller, finance des projets de recherche innovants pour établir un lien entre les chercheurs en sciences physiques / les ingénieurs et les médecins. Le Programme, porté depuis 2018 par Abdul Barakat, accélère ainsi l’intégration de techniques et technologies novatrices dans le champ médical.
Porteur : Abdul Barakat, directeur de recherche CNRS au Laboratoire d’hydrodynamique (LadHyX – unité mixte de recherche CNRS – École polytechnique) et professeur à l’École polytechnique de l’Institut Polytechnique de Paris

A propos de la Fondation Bettencourt Schueller : « Donnons des ailes aux talents »
La Fondation Bettencourt Schueller accompagne et valorise des personnes qui imaginent aujourd’hui le monde de demain dans trois domaines qui contribuent concrètement au bien commun : les sciences de la vie, les arts et la solidarité. Depuis sa création à la fin des années 1980, elle a récompensé 594 lauréats de ses prix et soutenu plus de 1000 projets portés par de talentueuses personnalités, équipes, associations et organisations.
Plus d’informations sur www.fondationbs.org