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Un élève polytechnicien s’envole vers l’Arctique

Du 19 juillet au 19 aout, Arthur Chen, étudiant en deuxième année à l’École polytechnique, participera à une expédition de cinq semaines en Arctique. Organisée par l’association Science Ouverte, elle sera l’occasion de réaliser des missions scientifiques pour le compte de plusieurs laboratoires.

Il s’appelle Arthur Chen, il a 19 ans, et il s’apprête à partir en mission scientifique au Groenland. A 1300 km du Pôle Nord et à 150 km du dernier village inuit de la planète, cet étudient en deuxième année à l’X expérimentera, avec quatre compagnons de voyage – trois lycéens et Jacques Moreau, un ancien chercheur en biologie habitué de ce genre d’expéditions-, les conditions d’un périple aux confins de l’Arctique. Au programme, une température de quelques degrés, le jour permanent, un environnement sauvage, et un isolement total.

Une mission scientifique

Le 19 juillet, l’équipe s’envolera de Paris, d’abord vers Copenhague, jusqu’à atteindre, cinq étapes plus tard, le village inuit de Qaanaaq, au Nord-Ouest du Groenland. Mais ce n’est là qu’une première étape de quelques jours à peine, car l’équipée rejoindra ensuite les terres d’Inglefield pour y passer trois semaines, rythmées par des jours de marche et des temps d’expériences scientifiques. « Nous avons établi six camps de base, où nous resterons, à chaque fois, quelques jours pour réaliser différents relevés », précise Arthur Chen.

Car pendant leur périple, les quatre apprentis chercheurs devront réaliser des missions scientifiques pour des laboratoires. Arthur travaillera ainsi avec des chercheurs sur la comparaison entre les données satellitaires et celles qu’il pourra récolter sur le terrain, comme la nature de la végétation, les dénivelés du terrain, ou même la taille des cailloux présents sur le sol. En parallèle, les explorateurs auront également à charge de prélever des bivalves, des mollusques aquatiques, afin de mesurer l’impact du changement climatique sur la croissance de ces organismes pour le compte d’un laboratoire du Museum d’Histoire Naturelle, ou encore de récolter des échantillons d’araignées pour une unité de recherche de l’Université de Rennes.

Pour Arthur, cette expérience est l’occasion de se mettre dans la peau d’un « mini-chercheur sur le terrain », de relever un défi physique et humain, mais aussi de prendre du temps pour réfléchir à son projet professionnel. Nul doute, en tout cas, que son expérience dans le monde scientifique, mais aussi militaire, lui seront d’une grande aide pour surmonter les challenges qui l’attendent.

L'association Science Ouverte

Ce projet est porté par l’association Science Ouverte, qui promeut l’accès aux sciences et aux études scientifiques auprès des jeunes de quartiers sensibles et dont le président, François Gaudel est un X1966. Le 15 juin 2016, un groupe de jeunes, membres de l’association, s’est rendu à l’Ecole polytechnique pour une journée de visites et de rencontres avec des élèves et des enseignants-chercheurs de l’École. « L’association est un exemple de réussite en terme de diversité. L’idée de cette journée était de montrer à ces jeunes, doués pour les sciences, le cadre dans lequel ils peuvent poursuivre leur études, que cela soit à l’X ou dans une autre école d’ingénieur », souligne Jean-Bernard Lartigue, délégué général de la Fondation de l’X. Les liens entre l’École et l’association se traduisent également par l’engagement, chaque année, de plusieurs élèves dans le cadre de leur stage de formation humaine et militaire.