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Un jeune ancien de l’École polytechnique publie dans Nature

Adrien Facon, ancien élève de la promotion X 2008 a publié cet été un article dans la prestigieuse revue scientifique Nature.

Adrien Facon a intégré l’École polytechnique en 2008 dans le cursus ingénieur. A l’issue de son stage de recherche de 3ème année réalisé à l’université d’Harvard, il a poursuivi sa formation de 4e année en physique quantique à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm. Lors de son stage de recherche de Master II, il intègre l’équipe d’Electrodynamique quantique en cavité du Laboratoire Kastler Brossel (LKB), une unité mixte de recherche UPMC/ENS/CdF/CNRS. Il lui est alors proposé d’y préparer sa thèse sous la direction du Pr. Serge Haroche, médaille d’or du CNRS 2009 et qui est devenu quelques mois plus tard - en octobre 2012 - Prix Nobel de Physique. 

Sa thèse, qui s’intitule Chats de Schrödinger d’un atome de Rydberg pour la métrologie quantique, porte sur la manipulation d’atomes de Rydberg. Ces atomes, dont l’orbitale électronique est très étendue, sont extrêmement sensibles aux champs électriques et magnétiques. Le principe du travail d’Adrien Facon consistait à préparer ces atomes dans une superposition d’états ayant des dipôles électriques très différents et à étudier comment cette superposition, un état de type « chat de Schrödinger », évoluait dans un petit champ électrique afin de mesurer ce champ avec une précision inégalée. Cette expérience a démontré de façon très spectaculaire l’efficacité de la métrologie quantique, un domaine très actif de recherche où l’on exploite les propriétés contre-intuitives de la physique quantique pour mesurer certaines quantités avec une sensibilité plus grande que ne le permet la physique classique.

Les atomes de Rydberg utilisés par Adrien Facon ont ainsi pu mettre en évidence une minuscule variation de champ électrique, équivalente à celle que crée un seul électron à quelques dixièmes de millimètres. Ces résultats, qui pourraient avoir des applications pour la mesure non invasive de très faibles champs électriques dans des expériences de nanoélectronique, pourraient être étendus à la mesure de petits champs magnétiques. Adrien Facon a ainsi pu être publié pour ses travaux au sein du LKB dans la prestigieuse revue Nature en juillet 2016.

Aujourd’hui, après avoir soutenu sa thèse, Adrien Facon s’est orienté vers l’industrie innovante. Il est responsable scientifique et technique des « projets spéciaux » (projets prospectifs, hors état de l’art) au sein de Secure-IC, une start-up rennaise spécialisée dans la cybersécurité. Il peut ainsi mettre à profit ses connaissances et savoir-faire en physique quantique pour anticiper la cryptographie de demain, autrement appelée cryptographie post-quantique.