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Un X reçoit le 1er prix au concours de nouvelles de l’ENSTA

Thomas Sentis, élève à Polytechnique, s’est vu attribuer la 1ère place dans la catégorie « Étudiants scientifiques » au palmarès du concours « Nouvelles avancées » organisé par l’ENSTA. Son récit sera publié dans un recueil en octobre 2016. Jérôme Ferrari, prix Goncourt 2012, et Étienne Klein, physicien et écrivain, faisaient partie du jury.

Il l’a écrite en un week-end. Sa nouvelle, inspirée de la vie et de l’œuvre de Charles Darwin, a su conquérir le jury. Thomas Sentis, élève de 1ère année à l’École polytechnique, a remporté le premier prix du concours « Nouvelles avancées », organisé par l’ENSTA, dans la catégorie « Étudiants scientifiques ». Le palmarès a été dévoilé, le 31 mars dernier, dans l’amphithéâtre comble de l’école d’ingénieurs où les gagnants se sont vus remettre leurs prix. Chaque année, L’ENSTA ParisTech récompense les meilleures nouvelles sur un thème donné.

Pour l’édition 2016, les participants avaient pour sujet : « Dans la peau d’Einstein, Archimède et les autres… ». Thomas a choisi de se glisser dans celle du biologiste Charles Darwin et de narrer une soirée de la vie du savant. Il place son récit dans le décor londonien. « J’avais lu que Charles Darwin était venu dans le nord de l’Angleterre lors d’une convalescence et j’ai donc imaginé qu’il soit passé par la capitale », explique-t–il. Thomas installe son personnage à la terrasse d’un pub le laissant examiner ses condisciples comme il observerait les espèces animales à l’occasion d’un de ses nombreux voyages. Le jeune auteur invente alors la « grosse dame en bleu », également titre de sa nouvelle, histoire basée sur l’analogie entre le spectacle d’une bourgeoise anglaise du 19e siècle affairée à engloutir ses huîtres et celui d’une baleine observée dans l’Atlantique Sud. Le nouvelliste file la métaphore tout au long des cinq pages de son histoire où Darwin décèle un air de famille entre des hommes au physique massif et des dessins de gorilles, et où une petite fille pauvre lui rappelle le triste sort des espèces les plus faibles ainsi que la loi impitoyable de la sélection naturelle. « Le choix du biologiste me permettait de montrer le regard d’un scientifique sur les hommes, indique Thomas. Cela m’intéressait de parler de la théorie de l’évolution, une théorie explosive à son époque ».

Cette courte histoire a su convaincre le prestigieux jury composé de grands scientifiques et présidé par Étienne Klein, physicien et écrivain, ainsi que Jérôme Ferrari, prix Goncourt 2012. L’un des membres du jury a d’ailleurs perçu dans le récit de Thomas la satire de la bourgeoisie s’opposant à la misère sociale. « J’ai apparemment donné un sens politique à ma nouvelle, mais sans le savoir ! », s’amuse l’élève qui a rédigé son histoire alors qu’il était en stage de formation humaine en Côte d’Ivoire. L’Afrique de l’ouest, berceau de l’humanité et étape du parcours de Darwin, l’aura peut-être « inconsciemment inspiré » pour sa nouvelle reconnaît-il. Surpris d’avoir été sélectionné parmi les onze finalistes sur un total de cent cinquante participants, Thomas l’est encore plus lorsqu’il apprend qu’il a obtenu la première place. « Cette récompense m’honore beaucoup d’autant que cela faisait quatre ans que le 1er prix n’était pas revenu à un élève de l’École polytechnique », confie-t-il. Sa nouvelle sera publiée, avec les autres histoires lauréates de chaque catégorie, dans un recueil aux « Presses de l’ENSTA » en octobre 2016. Thomas espère bien poursuivre sa vocation littéraire en se penchant cette fois sur la philosophie, matière qu’il affectionne tout particulièrement et qu’il compte bien étudier avec intérêt lors de ses études à l’X.

> En savoir plus sur le concours "Nouvelles avancées"