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Une avancée majeure sur la chaleur de l'atmosphère du Soleil

Une contribution essentielle réalisée par une équipe de recherche française du Centre de Physique Théorique de l'École polytechnique, est parue dans la revue Nature du 11 juin 2015.

La surface solaire et son champ magnétique, à partir des données du satellite SDO de la NASA. - Tahar Amari / Centre de physique théorique et S. Habbal / M. Druckmüller

Comment la température de l’atmosphère du Soleil peut-elle atteindre jusqu’à un million de degrés, alors que celle de la surface de l’étoile est d’environ 6000°C ? En simulant l’évolution d’une partie de l’intérieur et de l’extérieur du Soleil, Tahar Amari et ses collègues du Centre de Physique Théorique (CPhT - École Polytechnique/CNRS) et les chercheurs du laboratoire Astrophysique, interprétation-modélisation (CNRS/CEA/Université Paris Diderot) ont identifié les mécanismes apportant l’énergie capable de chauffer l’atmosphère solaire

Une couche située sous la surface du Soleil, qui se comporte comme une casserole en ébullition, créerait un champ magnétique à petite échelle comme réserve d’énergie qui, une fois sorti de l’étoile, chaufferait les couches successives de l’atmosphère solaire via des réseaux de racines et de branches magnétiques, telle une mangrove. Ce chauffage de l’atmosphère, nécessaire à la création du vent solaire qui remplit l’héliosphère, concernerait de nombreuses autres étoiles.

> Lire la publication dans Nature