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Création d’une École universitaire de recherche sur le climat

L’Institut Pierre-Simon Laplace qui fédère 9 laboratoires sur le climat est lauréat de la 1ere vague de l'appel à projets des École universitaires de recherche (EUR) dans le cadre des Investissements d'avenir. Impliquant le Laboratoire de météorologie dynamique, plusieurs enseignements proposés dans cette EUR se déroulent à l’École polytechnique.

Annoncée en octobre 2017 par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et Louis Schweitzer, Commissaire général à l’Investissement, la constitution de cette EUR va permettre à l’IPSL de renforcer ses actions visant à en faire une entité de référence reconnue à l’international.

L’Institut Pierre-Simon Laplace

Créé en 1995, l’IPSL a pour objectif de fédérer en Ile de France des laboratoires aux compétences complémentaires sur la thématique du climat afin de constituer une entité de rang mondial face aux grands acteurs étrangers dans ce domaine. Cet institut a la particularité de permettre des ponts entre les disciplines (océanographes, atmosphériciens, etc.) car les problématiques climatiques requièrent des besoins scientifiques très éclectiques. En effet, outre les disciplines indispensables dans l’étude du climat, telles que la mécanique des fluides ou encore la météorologie, la complexité de ce domaine nécessite des spécialisations en mathématiques appliquées, en biologie, ou encore en sociologie prenant en compte le rôle des humains dans les changements climatiques. La fédération des 9 laboratoires, dont fait partie le Laboratoire de météorologie dynamique (LMD, une UMR École polytechnique, CNRS, Sorbonne Université, ENS), permet ainsi de créer une dynamique collective de haut niveau, tant pour la recherche que pour l’enseignement.

L’X s’implique

Comme le souligne Hervé le Treut, directeur de l'IPSL, professeur à l'École polytechnique et à Sorbonne Universités,  « le succès de l’IPSL passe par le soutient et la solidarité de tous ses acteurs, et en la matière l’École polytechnique joue un rôle fort par son appui et son appropriation des enjeux que représente l’Institut ».
L’École polytechnique accueille déjà plusieurs formations de l’IPSL, notamment le master WAPE (Water, Air, Pollution and Energy at local and regional scales), qui présente un tronc commun avec le Master OACOS de Sorbonne Universités, plutôt axé sur le climat mondial et la télédétection. Elle soutient également le volet recherche de l’Institut avec la présence du LMD sur son site, mais aussi grâce au SIRTA (Site instrumental de recherche par télédétection atmosphérique) pour lequel la construction d’un bâtiment dédié est prévue en 2018 sur le campus de l’X.
Enfin, sur l’aspect modélisation, l’École soutient le projet ESPRI de l’IPSL (Ensemble de Services Pour la Recherche à l'IPSL) qui est en charge de la gestion de données scientifiques essentielles dans les sciences du climat. Ces données provenant de la collecte d’informations à partir d’instruments au sol (tel que le SIRTA), embarqués à bord de ballons, d’avions, ou encore de satellites, sont mises à disposition depuis un double centre de calcul basé à Jussieu et à l’École polytechnique. Ce méso-centre permet ainsi un archivage sécurisé d’une grande masse de données, tout en les mettant à disposition des chercheurs afin de faire un lien entre simulations et observations. ESPRI prend une place de plus en plus importante en Europe et dans le monde en tant que nœud d’utilisation des données.

Une EUR pour devenir plus attractif et performant

Ce nouveau financement obtenu grâce à l’EUR va permettre de finir d’agréger les différentes dimensions de l’IPSL, la recherche, l’enseignement et l’innovation, et servira de levier pour la constitution de nouveaux projets. Grâce à un Labex obtenu en 2010 et reconduit grâce à l’obtention de l’EUR, le financement d’état atteindra ainsi 1,5M€ par an (Labex + EUR). L’objectif sur les dix prochaines années sera donc de renforcer la notoriété internationale de l’IPSL afin de toucher un public plus large d’étudiants qui permettra à l’Institut de proposer des formations avec des options suffisamment variées pour couvrir l’ensemble des besoins scientifiques relatifs à la problématique du climat.