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Michael de Lagarde, X 2000, lauréat 2013 du Prix Pierre Faurre

Michael de Lagarde (X 2000) est récompensé par le prix Pierre Faurre 2013 pour son projet innovant : la création de la start-up Delair-Tech.

Delair-Tech, start-up spécialisée dans les drones civils, a été créée en mars 2011 avec Bastien Mancini, Benjamin Benharrosh et Benjamin Michel. Le prix a été remis le mercredi 23 octobre 2013, par la Fondation de l’École polytechnique.

Pour Michael de Lagarde, fondateur de l’entreprise Delair-Tech, spécialisée dans la conception et fabrication de drones civils aériens de longue endurance, la remise du prix Pierre Faurre « est un évènement riche en sens ».

« Quand je me suis lancé dans l’aventure Delair-Tech, il y forcément eu des périodes difficiles. La reconnaissance de mes pairs me donne envie de continuer », assure Michael. Une reconnaissance que l’ingénieur souhaite partager avec son équipe : Bastien Mancini et Benjamin Benharrosh, deux X de sa promotion et Benjamin Michel, ingénieur des mines, qui l’ont rejoint en mars 2011 lors de la création de Delair-Tech.

Le prix Pierre Faurre

Créé par la Fondation de l’École polytechnique, le prix Pierre Faurre, doté cette année de 12 000 euros, a pour objectif de distinguer un jeune polytechnicien dont le début de carrière dans l'industrie est prometteur. Installée au cœur du site industriel de Montaudran, la société toulousaine est en pleine croissance. Elle compte aujourd’hui 18 employés, produit 25 drones par an et ambitionne d’en fabriquer 100 à l’horizon 2014. Au-delà de la récompense financière, ce prix permet à l’entrepreneur de bénéficier d’une visibilité appuyée et d’une reconnaissance auprès d’un réseau d’experts. Michael de Lagarde a le goût de l’aventure, du terrain et des robots volants. « Le drone est un objet technique fabuleux qui fait appel à de nombreuses compétences technologiques. C’est fascinant d’arriver à donner vie à la matière. », indique le gagnant du prix Pierre Faurre.
 
La force du jeune entrepreneur ?

L’anticipation. Fort de son expérience de six années sur des sites d’extraction de pétrole, l’ingénieur identifie un réel besoin pour les exploitants des plateformes pétrolières, de surveillance des pipelines et des fuites d’huile. Les petits engins volants qu’il fabrique sont en effet une bonne alternative à l’hélicoptère, moyen d’observation trop coûteux, moins précis et difficile à mettre en place. La start-up élargit ensuite son périmètre à d’autres infrastructures : lignes électriques, routes, voies ferrées et fluviales ; avant de proposer ses services pour des missions de cartographie des grands espaces dans le domaine agricole ou encore la réalisation de mesures environnementales en milieux inaccessibles.
 
La spécificité de l’entreprise ?

Celle de fabriquer et concevoir des drones légers, automatiques et autonomes, capables de s’insérer dans l’espace aérien civil sur des grandes distances.  Leur produit phare, le DT 18, est un petit avion en fibre de verre d’une envergure d’1m80 et pesant moins de 2 kg. « Le DT 18 prend des décisions sans intervention d’un télé-pilote et évolue hors de portée de vue sur des distances de 100 km, à 150 m d’altitude », explique Michael. Une prouesse technique qui lui permet, le 25 septembre 2012, d’obtenir une certification de la Direction générale de l’aviation civile pour accomplir les premiers vols dans l’espace civil.
 
L’objectif de Delair-tech ?

Être un acteur à la pointe de l’innovation. La start-up se développe actuellement sur des fonctions de production et de commercialisation pour transformer son avance technologique en une position de leader sur ses marchés. « Nous voulons préparer les produits de demain et travaillons sur la simplification des procédures d’atterrissage et de décollage », affirme Michael de Lagarde, avant d’ajouter « Nous visons la qualité avant tout. Faire voler un drone peut comporter des risques pour les personnes au sol, pour la sécurité et la vie privée ; il est donc très important de fixer et de respecter un cadre réglementaire strict ». Si la société est spécialisée dans le secteur industriel et agricole, les champs d’application du drone sont très larges : sauvetage en montagne, analyse de la végétation pour éviter les feux, faciliter l’intervention rapide de la police, dépollution des sols… La course aux drones ne fait que commencer et la concurrence est rude. Mais le Président de Delair-Tech se rassure, « il y a de la place pour tout le monde ».
 
Pour plus d’informations : http://www.delair-tech.com/fr