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Entretien avec Henri Badaro (X 2005), donateur de la Fondation

Diplômé de la promotion X 2005, Henri Badaro est Directeur des Systèmes dans la branche « Technologies de mobilité digitale » chez Alstom. Ayant bénéficié d’une aide financière de la Fondation durant sa scolarité à l’X, il a choisi de soutenir à son tour les actions de la FX en devenant l’un de ses donateurs.

Diplômé du cycle ingénieur de l’École polytechnique, vous effectuez votre début de carrière dans l’univers des systèmes complexes. Pourriez-vous nous raconter votre parcours ?

J’ai intégré l’École polytechnique en 2005 où j’ai suivi une majeure orientée vers les systèmes embarqués. Grâce à un prêt bonifié octroyé par la Fondation de l’X qui m’a très concrètement permis d’obtenir mon visa, j’ai effectué ma 4ème année au MIT. Durant deux ans, j’y ai étudié et occupé un poste d’assistant de recherche au sein du département Aéronautique et Astronautique avant de soutenir ma thèse de Master consacrée à la fiabilité des systèmes embarqués. De retour en France, j’ai rejoint en 2011 le groupe Alstom pour gérer des projets de rénovation du métro, mon premier dossier concernait d’ailleurs celui de São Paulo au Brésil. Ces dernières années, j’ai occupé différents postes dans le domaine de la signalisation et de l’automatisation des lignes. J’occupe aujourd’hui une fonction transversale au niveau groupe pour développer des systèmes complexes de signalisation destinés aux métros et aux grandes lignes. En parallèle, je suis retourné sur les bancs de l’école pour me former au management et j’ai obtenu un MBA de l’INSEAD en 2017.

Quel regard portez-vous sur vos années à l’École polytechnique et sur la formation que vous y avez reçue ?

L’X m’a beaucoup apporté. Du point de vue de la formation académique, j’ai été heureux de pouvoir explorer différentes disciplines et de pouvoir échanger avec des professeurs qui partagent leur passion. J’ai reçu à l’X une formation qui me permet d’aborder aujourd’hui des sujets multidisciplinaires. Certains cours m’ont appris à raisonner différemment et à adopter une approche transversale qui est nécessaire dans mon secteur d’activité. Du point de vue de la vie sur le campus, je garde le souvenir de la richesse des activités à travers les binets, et surtout de la richesse des interactions que j’ai pu avoir avec les élèves internationaux qui m’ont donné envie d’en devenir un à mon tour en 4A.

Depuis 2011, vous soutenez chaque année les actions de la Fondation de l’École polytechnique. Pourquoi un tel engagement et y a-t-il des projets financés par la Campagne qui vous tiennent particulièrement à cœur ?

Comme je vous l’ai indiqué, la Fondation m’a permis de faire mes études à l’étranger et je souhaite aujourd’hui perpétuer cette solidarité envers les élèves et notamment, les élèves internationaux. Cela me tient à cœur qu’ils aient toute leur place à l’X, tout comme les professeurs internationaux. Je suis donc sensible aux programmes de bourses financés par la FX mais aussi au programme Gaspard Monge dont l’objectif est de favoriser l’accueil de professeurs de renommée mondiale. Les différents projets soutenus par la Campagne en matière de recherche me tiennent également à cœur car tous portent sur des sujets d’avenir. Pour développer ces initiatives, il est indispensable d’investir sur le long terme.

Si vous aviez un message à transmettre aux élèves et aux étudiants de l’X, quel serait-il ?

Même si les temps sont troublés par la crise sanitaire, je leur dirais qu’ils ont beaucoup de chance d’étudier dans un environnement effervescent dans lequel les talents et les opportunités d’apprendre sont nombreux. Les enjeux scientifiques et techniques prégnants dans notre société nécessitent d’avoir un bagage académique que l’X leur apportera. Par ailleurs, je leur conseillerais de choisir des disciplines qui les intéressent car je suis convaincu que si l’on met du cœur dans ses études, on en récolte les fruits.