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Rencontre avec Marcell Nguemkam Nemg (X 2019), lauréat d’une bourse d’excellence

Originaire du Cameroun, Marcell Nguemkam Nemg est actuellement en 3ème année du Cycle Ingénieur polytechnicien. Depuis son entrée à l’X, il bénéficie d’une bourse d’excellence Fulgence Bienvenüe financée grâce à la générosité des donateurs de la Fondation.

Quel a été votre parcours avant d’intégrer l’École polytechnique ?

Je suis né en 1997 à Foumban, dans l’ouest du Cameroun, où j’ai effectué mes études primaires puis secondaires au lycée bilingue de la ville. Après avoir obtenu mon baccalauréat scientifique, j’ai intégré l’École Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé et après deux années de prépa intégrée, je me suis spécialisé pendant deux ans en ingénierie mécanique. J’ai alors rencontré des élèves polytechniciens en stage au Cameroun pour présenter l’X. Alors que je ne connaissais l’École polytechnique que de nom, nos échanges ont fait naître en moi un réel intérêt pour cette École, d’autant que j’avais pour projet de continuer mes études à l’étranger. J’ai candidaté et j’ai intégré l’X en 2019.

Comme tous les élèves internationaux francophones, vous avez suivi une formation humaine en première année. Où étiez-vous affecté ?

J’ai effectué un stage à Tours, au sein de l’association « Déclic & Clac » dont l’ambition est d’aider les jeunes à s’orienter. Très concrètement, je me rendais dans des établissements scolaires situés en réseau d’éducation prioritaire pour organiser des conférences et échanger avec les collégiens et lycéens en situation difficile. Mon objectif était de les motiver et de les encourager à poursuivre leurs études. En parallèle, je donnais aussi des cours de soutien dans d’autres collèges. Cette expérience a été très instructive et a augmenté ma capacité d’adaptation à un contexte différent. Il s’agissait de mon premier contact avec la France, pays que je ne connaissais pas.

Malgré un contexte marqué par la crise sanitaire, comment se déroule votre scolarité à l’École polytechnique ?

Lorsque nous sommes revenus sur le campus au printemps 2020, nous avons suivi le tronc commun à distance mais cela a été malgré tout dynamique et enrichissant. En juillet 2020, j’ai même eu l’honneur de défiler sur les Champs-Élysées pour le 14 juillet. Cela restera un souvenir marquant qui m’a apporté beaucoup de fierté. En 2ème année, j’ai choisi de suivre des cours en physique, mécanique, biologie et en économie, notamment pour élargir encore plus ma vision. C’est une chance que nous offre l’X de pouvoir nous ouvrir à d’autres disciplines. Je suis désormais en 3ème année et je suis le parcours « Innovation technologique », option « Mechanical engineering » qui m’apporte une totale satisfaction. Après un stage en 2ème année effectué chez Renault auprès des équipes qui définissent les procédés de production des véhicules, je souhaiterais réaliser mon stage de 3A dans le domaine de la recherche, autour du thème de l’énergie.

Depuis votre entrée à l’X, vous êtes lauréat d’une bourse d’excellence Fulgence Bienvenüe. Que représente-t-elle pour vous ?

Sans cette bourse d’excellence, je n’aurais sans doute pas pu venir étudier à l’École polytechnique et ainsi concrétiser mon projet d’études à l’étranger. Elle m’apporte de la tranquillité et me permet de me consacrer à mes cours, sans avoir de préoccupations d’ordre financier. Au-delà, cette bourse d’excellence représente pour moi l’accomplissement de nombreuses années durant lesquelles j’ai donné le meilleur de moi-même pour obtenir les meilleurs résultats scolaires possible. Il s’agit à la fois d’une récompense pour le travail accompli et d’un encouragement pour la suite.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Durant ma 3ème année à l’X, je poursuis mes études en ingénierie mécanique couplée avec beaucoup de notions en management, innovation et entrepreneuriat, et je participe au programme pour obtenir un certificat « Développement durable ». J’espère ensuite effectuer ma 4ème année à l’ISAE-SUPAERO en suivant la spécialité « Énergie, transport et environnement ». À terme, je souhaiterais en effet évoluer dans le secteur des transports et plus particulièrement, dans le secteur de l’automobile. Après 10 ans d’exercice en France ou en Europe, il n’est pas impossible que je rentre au Cameroun pour développer des solutions de transport par exemple.