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Bicentenaire de Guyton de Morveau, l’un des fondateurs de l’X

La SABIX fait l’acquisition de manuscrits de Guyton de Morveau

Louis-Bernard Guyton de Morveau (1737-1816) a travaillé en étroite collaboration avec Lavoisier à la publication d'une Méthode de nomenclature chimique (1787). Il avait au départ réalisé des études de droit et était avocat général au Parlement de Bourgogne (1762-1782). A la veille de la Révolution il est l'un des savants français les plus reconnus à l'étranger. Il a réalisé la septième ascension en aérostat par des hommes (1784) ; il fut le premier président (7 avril 1793) du Comité de Salut Public, composé alors de neuf membres,  créé le 6 avril 1793 et dès le 9 avril il nomma une commission de quatre membres chargés de « rechercher et de développer des nouveaux moyens de défense ». Le 14 juin 1793 Guyton était à l’instigation de la décision de transformer tous les ateliers de Paris en manufactures d’armes. On attribue à Guyton la paternité de l'emploi des ballons aux armées (bataille de Fleurus le 26 juin 1794). Les fumigations guytoniennes est l'expression employée pour désigner le procédé développé par Guyton pour désinfecter l'air à l'air de chlore : les fumigations sont particulièrement employées pendant les campagnes napoléoniennes.

Il est considéré comme l’un des savants ayant un rôle fondateur dans la création de l’École polytechnique. Il y fut instituteur de chimie de 1794 à 1811 et directeur par intérim en remplacement de Gaspard Monge parti en Egypte avec Bonaparte en 1798-1799, puis directeur de 1800 à 1804, avant que l’École ne soit militarisée avec à sa tête un gouverneur.

La SABIX a fait l’acquisition de cet important lot de documents lors d’une vente aux enchères s’étant déroulée à Drouot le 26 novembre 2015.

Il s’agit d’une acquisition exceptionnelle d’archives. Nous fêtons le bicentenaire du décès de Guyton le 2 janvier 2016.

Les sujets abordés dans ces lots couvrent entre autres les questions de l’armement révolutionnaire (poudres, artillerie), pour lequel Guyton a joué un rôle majeur, et des papiers concernant son rôle de représentant en mission sur la frontière suisse.

On trouve par exemple dans l’un des lots des lettres, mémoires et procès-verbaux au sujet de la fabrication des boulets incendiaires destinés à l’armement de la défense des côtes face à la marine britannique et à l’équipement des navires.

« Il résulte de ces épreuves (…) 3° que les projectiles, à la distance de 200 et de 300 toises sont portés plus loin que les boulets pleins, avec des charges de poudre proportionnelles à leur poids, soit qu’on y emploie l’un et l’autre la charge ordinaire ou du tiers du poids, soit qu’on y diminue cette charge (…) 4° qu’aucun de ces obus ne s’est brisé en frappant le massif de bois représentant le bord d’un vaisseau 5° que les 13 obus qui ont frappé le massif  et s’y sont logés ont éclaté sur le champ ou dans l’intervalle de quelques secondes  6° que tous les obus qui ont éclaté dans le massif ont produit des dechirements considérables (…) »