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La Chine dans les ressources historiques de l’École

Le Centre de Ressources Historiques a accueilli une dizaine d’étudiants chinois.

Les Routes de la Soie est une association biculturelle rassemblant des étudiants des meilleures grandes écoles françaises comme l’École des Mines, l’École polytechnique ou les Arts et métiers, et des plus prestigieuses universités chinoises telles que Pékin, Shanghai et Nankin.
Le CRH a présenté trois ouvrages de référence sur la Chine.

L’«Histoire de la conqueste de la Chine par les Tartares, contenant plusieurs choses... touchant la religion, les mœurs et les coutumes de ces deux nations,... /par M. de Palafox,... » publiée en 1670 est une des plus importantes sources publiées sur l'histoire de la Chine au 17e siècle.

La « Description géographique, historique, chronologique, politique et physique de l'Empire de la Chine et de la Tartarie chinoise...par le P. J.-B. Du Halde,... publiée en 1735 eut un retentissement considérable en Europe, et influença de manière durable l'image que les Européens se sont faits de la Chine. Jean-Baptiste Du Halde, historien jésuite français, s’est appuyé sur les témoignages de divers missionnaires, pour décrire méthodiquement l'Empire chinois.
L’ouvrage témoigne sur les origines révolutionnaires de l’Ecole dont les premières collections, supports d’enseignement proviennent des confiscations révolutionnaires. Pour  cet ouvrage, en témoigne l’ex-libris sur vignette armoriée : "A M. le comte de la Luzerne" : César-Henri de La Luzerne (1737-1799) est ministre de la Marine en 1789, démissionne et émigre en 1790.

Le « Dictionnaire chinois, français et latin /(par le Père Basile de Glemona) publié par l'ordre de S. M. Napoléon par M. de Guignes ». Chrétien-Louis-Joseph de Guignes (1759-1845), un des rares francophones à avoir résidé en Chine autour de 1800 est chargé par l'Empereur de la première édition imprimée d'un dictionnaire chinois-français-latin, publié en 1813, et qui sera à l'origine de la création de la chaire de langue et littérature chinoise au Collège de France en 1814. Ce dictionnaire est conçu à partir du travail de Basile de Glemona, auteur du premier dictionnaire Latin-Chinois compréhensible. Il l'a composé à Nan King entre 1694 et 1699, décrivant environ 7000 idéogrammes et en en traduisant environ 9000. Ce dictionnaire circulant sous sa forme manuscrite, servait d'outil indispensable pour les premiers sinologues européens.

 

Les étudiants ont découvert des archives sur le premier élève chinois de l’École polytechnique, accueilli en auditeur externe. Il s’agit de OU Wen Lou. D’abord accepté en auditeur externe en 1912 il est rappelé par son gouvernement, mais retourne suivre les cours de l’École en 1913-1914, puis - après l’interruption des cours à l’École en 1914-1916 en raison de la guerre-  en 1916-1917 et 1917-1918. Il renonce néanmoins à aller au bout de sa scolarité.

Le second élève chinois reçu à l’École est François LIOU LING CHOU de la promotion 1922, originaire de Shangaï, où il avait suivi les cours de l’université.
A partir de 1921 en effet, les étrangers sont autorisés à passer le concours. Ils ont un statut spécial mais suivent les mêmes cours, passent les mêmes examens portent le même uniforme que les élèves français.

Les étudiants Chinois en France au début des années 1920 ont été relativement nombreux (plus d’un millier) du fait de l’action de l’Institut franco-chinois d’industrie et de commerce (Shangaï) et en France du comité franco-chinois de Patronage des jeunes chinois en France. L’impulsion vient du Ministère des Affaires étrangères : en formant des étrangers en France il s’agit de propager l’influence française dans les pays nouvellement constitués (Europe centrale) ou soustrait à l’influence allemande, par exemple la Chine.