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Tonomètre de Scheibler.

Paris Koenig 1858-1878]

Koenig, Rodolphe 1832-1901

© Lebée Inventaire général /Ecole polytechnique
Objet classé parmi les monuments historiques: arrêté OM/2003 - 91/n°37 du 3 mars 2003

1 objet ; H. 42 x P. 53 x L. 71 cm

Le diapason fut imaginé en 1711, en Angleterre par John Shore, trompette du roi Georges. En 1859, une commission internationale décida que le diapason normal devait fournir 870 vibrations à la seconde, la température étant de 15°. Le tonomètre consiste en une série de 66 diapasons montés sur caisse, allant de ut2 (512 vibrations) à ut4, échelonnés de huit en huit vibrations, et pouvant faire entendre des battements pendant plus d'une minute et demie. Avec cette méthode, il n'y a qu'à compter, et non à faire appel à la justesse de l'oreille. L’appareil conservé à Polytechnique comprend six séries de 12 diapasons sous vitrine. L'ensemble des diapasons sont numérotés et signés de l'initiale K de Koenig. Seuls quatre diapasons ne sont pas numérotés, deux d'entre eux portent les initiales J-LPOLY. Scheibler, Johann Heinrich (1777-1838), originaire de Crefeld en Prusse, est un passionné de musique qui s'est rendu célèbre par ses découvertes en acoustique. Il imagina un système afin d'accorder les instruments de façon aisée, même pour une oreille non exercée. Quand on produit simultanément deux sons graves dont les nombres de vibrations diffèrent peu l'un de l'autre, on entend des alternatives de force et de faiblesse qui se succèdent à intervalles égaux. Si ces alternatives sont assez rapprochées, les coups de force sont seuls distincts. C'est en se servant de cette théorie que Scheibler a imaginé un procédé pour accorder les orgues (http://www.savoirs.essonne.fr/)POLY.

Série de diapasons de Scheibler sur un socle vitré. Six séries de 12 diapasons : ligne 1 : UT4, 1024, 1016, 1008, 1000, 992, 984, 976, LA3-870, 920, 968, SI3-960, 952 ; ligne 2 :856, 864, 872, 888, 896, 904, 912, manque, 928, 936, 944 ; ligne 3 : 760, Dol3-700, 776, 784, 792, 800, 808, 846, 824, 832, 840, 848 ; ligne 4 : 672, 680, FA3-682,6, 688, 696, 704, 712, 720, 728, 736, 744, 752 ; ligne5 : 568, RE3-576, 584, 592, 600, 608, 616, 624, 632, 648, 656, 664 ; ligne 6 : 560, 552, 544, 536, 528, 520, UT3-512, (+ 4 non numérotés dont 2 sans... et 2 avec initiales J.L.).

Quand on produit simultanément deux sons graves dont les nombres de vibrations diffèrent peu l'un de l'autre, on entend des alternatives de force et de faiblesse qui se succèdent à intervalles égaux. Si ces alternatives sont assez rapprochées, les coups de force sont seuls distincts, et l'on a le phénomène des battements. C'est en se servant de cette théorie que Scheibler a imaginé un procédé pour accorder les orgues. Il dispose pour cela de séries de diapasons à fourchette, de manière à donner, non les sons exacts de la gamme tempérée que l'on veut obtenir, mais d'autres sons qui en diffèrent assez pour donner avec ceux-ci quatre battements par seconde. Il suffit alors de modifier peu à peu le son du tuyau d'orgue, jusqu'à ce qu'il produise, en se combinant avec le son de la fourchette, ce nombre de battements. Pour réaliser cette expérience, un appareil nommé tonomètre fut construit par Rudolph Koenig. 1 exemplaire en dépôt longue durée au Palais de la découverte Av. franklin Roosevelt Paris 8e emporté entre le 10/03/1961 et le 20/03/1964 remis à M. Ch. Penel ingénieur des installation scientifique. Restitué en 1986. Koenig (1832-1901), physicien français d'origine allemande, avait fondé à Paris des ateliers de fabrication d'instruments de musique. Il s'intéressa beaucoup à la vitesse des sons, aux mouvements vibratoires, au diapason normal....