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Roue de Barlow fonctionnant avec un seul élément thermo-électrique.

[Paris Ducretet 1880]

Ducretet, Eugène Adrien 1844-1930. 245
Barlow, Pierre 1776-1862 Inventeur

© Vialles Inventaire général /Ecole polytechnique

1 objet ; L. 22 x H. 32 cm

La roue de Barlow fonctionne avec un seul élément thermo-électrique, électromoteur (modèle très rare, premier moteur électrique). Elle est dénommée "appareil de Faraday" par son constructeur E. Ducretet, maison fondée en 1864. Cet appareil permet de faire l'expérience de la roue de Barlow, permettant la mise en évidence des mouvements de rotations continus créés par les forces électromagnétiques, mais aussi l'inverse : produire du courantPOLY.

Barlow a démontré que, d'après les théories de Faraday, les forces qu'exercent les champs magnétiques sur les courants peuvent amener la rotation continue des conducteurs. Le modèle présenté a été construit par la maison Ducretet à Paris vers 1880. (d'après J. Lebreton).

James Marsch, préparateur du physicien anglais Barlow plaça entre les branches d'un aimant en fer à cheval un fil conducteur suspendu librement et plongeant dans une cuve à mercure. La force électromagnétique créée par le passage du courant dans le fil, perpendiculaire à la fois au champ et au courant, entrainait la rupture du contact avec la cuve à mercure. Ce contact se trouvant rétabli par la pesanteur, une oscillation périodique du fil s'établissait. Barlow en déduisit que si l'on remplaçait le fil par un disque pouvant tourner librement autour d'un axe horizontal, le courant électrique circulant de l'axe vers l'extérieur du rayon plongeant dans le mercure, le disque serait animé d'un mouvement continu de rotation puisqu'il y aurait toujours entre les branches de l'aimant un filet de courant soumis à l'action du champ magnétique. Cet appareil est constitué d'un disque ou d’une roue dentée en cuivre qui peut tourner horizontalement autour d'un axe et dont l'un des pivots communique avec le pôle d'une pile. La circonférence plonge légèrement dans une petite cuvette contenant du mercure et communique avec l'autre pôle de la pile. Le disque est alors, suivant un de ses rayons, traversé par un courant. Un aimant, en forme de fer à cheval, est disposé de telle sorte que les extrémités de ses deux pôles soient situées de part et d'autre de la périphérie de la roue. La force électromagnétique qui s'exerce sur la partie de la roue parcourue par le courant, se trouve dans le plan même du disque et sur un rayon perpendiculaire à la ligne magnétique de l'aimant. Elle l'entraîne alors vers l'extérieur, tendant à faire tourner la roue.