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Thermomètre métallique de Régnier.

Paris Régnier 1806

Régnier, Edme 1751-1825 Inventeur

© Lebée Inventaire général /École polytechnique
Objet classé parmi les monuments historiques: arrêté OM/2003 - 91/n°37 du 3 mars 2003

1 objet : laiton verre ; H. 61 cm

Le thermomètre métallique de Régnier, qui repose sur la différence de dilatabilité de deux métaux, est constitué d'un cylindre de laiton creux, mince et d'épaisseur uniforme aux deux bases duquel une lame d'acier arquée placée à l'intérieur est fixée par ses extrémités. La flèche de cet arc est matérialisée par une crémaillère qui s'engrène dans une petite roue dentée. Le laiton étant plus dilatable que l'acier, une variation de température entraîne une augmentation ou une diminution de la courbure de la lame, qui fait avancer ou reculer la crémaillère et donne ainsi un mouvement d'oscillation à la roue dont l'axe entraîne une aiguille extérieure. Les indications de ce genre d'instrument sont rendues incertaines par le mécanisme qu'il exige, et dont il est difficile d'apprécier l'inertie et le jeu intérieur. Ce thermomètre est gradué en degrés centigrades (division de l'écart de température entre celle de la glace fondante et celle de l'eau bouillante en cent parties égales) et s'étend sur 60 degrés de marche, 40° au-dessus de la glace (Sénégal) et 20° en dessous (Saint-Pétersbourg) afin de couvrir l'étendue des variations des températures de l'atmosphère. Le zéro du thermomètre est déterminé par la température de la glace fondante. Ce thermomètre a été présenté lors de la quatrième exposition publique des produits de l'industrie française en 1806, à côté du blémomètre qui a valu à Régnier une mention honorable. Régnier note lui-même que " cet instrument agréable pour un cabinet, excite la curiosité des personnes qui l'observent ". Il faisait fabriquer ses thermomètres métalliques et c'est

Des températures remarquables repérées par des dates sont inscrites sur le cadran : - 18°4 centigrades ; température la plus basse observée à Paris par La Hire, le 13 janvier 1709. Un des hivers les plus rudes en Europe occidentale, entraînant une famine et une disette quasi générale, aggravé en France par la situation de guerre dans laquelle se trouvait le pays et les finances désastreuses de l'État, et le plus meurtrier à Paris. - 12°5 centigrades ; température la plus basse observée à Paris lors de l'hiver 1740. Hiver le plus long et année la plus froide en Europe occidentale en 300 ans (1680-1980). Température moyenne annuelle à Paris : 8° centigrades. + 37°3 centigrades ; température maximale du 8 juillet 1753. D'autres températures repérées révèlent l'activité économique de l'époque : + 5° centigrades ; température minimale de culture des orangers en orangerie. + 15° centigrades ; température minimale des serres chaudes. + 23° centigrades ; température limite maximale d'incubation de la " graine " (ou œuf) du ver à soie à atteindre en une quinzaine de jours par pas journalier progressif de 1 ou 2 degrés, sans jamais revenir en arrière.

Boîte de transport par Y. Borrel en 1998 (à la cave).