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Violon de Savart.

[Paris s.n. 1830-1840]

Savart, Félix 1791-1841 Inventeur
Vuillaume Jean-Baptiste 1798-1875. 245

© Fortin Inventaire général /Ecole polytechnique
Objet classé parmi les monuments historiques: arrêté OM/2003 - 91/n°37 du 3 mars 2003

1 objet ; L. 59 x l. 22 cm

Vers 1817, Jean-Baptiste Vuillaume, le célèbre luthier, collabore avec Félix Savart (1791-1841), médecin et physicien français et les deux hommes améliorent la performance des instruments de musique. Sur des languettes de bois d’environ 180 mm sur 25 mm x 2,5 mm, prélevées sur des violons Stradivarius et de Guarnerius del Gesù, Savart met du sable et frotte avec un archet sur l’angle de ces languettes qui donnent toutes la note Mi. En essayant la même chose avec les tables, la note du fond est invariablement un ton en dessous de celle donnée par la table. Les mêmes expériences tentées avec des violons ordinaires donnent généralement une différence d’une quarte ou plusPOLY.

Le violon de Savart est un instrument d'étude en acoustique. Le son produit par un violon est le résultat de l’interaction : - d’un système de cordes formant le corps sonore initial, qui entre en vibration sous l’influence de la percussion, du pincement ou du frottement - d’une caisse creuse sur laquelle s’appuient les cordes et qui est destinée à renforcer les sons produits.

La caisse d’un violon est formée de deux tables à peu près semblables, échancrées vers leur milieu : la table inférieure est faite d’un bois dur, à grain homogène, de même que les lames latérales ou éclisses qui la réunissent à la table supérieure faite d’un bois léger : sapin ou cèdre. La table de dessus est percée de chaque côté, à la hauteur de la partie la plus étroite, de deux ouvertures appelées les ouïes. C’est entre les ouïes que l’on pose le chevalet, petite pièce de bois évidée (de façon à diminuer sa masse), destinée à servir d’appui aux cordes. Entre les deux tables du violon, au-dessous du pied droit du chevalet, est une petite pièce de bois cylindrique, qui réunit les tables et que l’on nomme l’âme du violon. Le corps sonore initial est formé de quatre cordes à boyau d’égale longueur mais de grosseurs inégales. Tous ces éléments sont essentiels pour former le son du violon : par l’intermédiaire du chevalet, les vibrations de la corde se transmettent à la table du dessus, et de celle-ci, soit par les éclisses soit par l’âme, à la table inférieure et à tout l’instrument. La masse d’air contenue entre ces deux tables joue elle-même un rôle important par les vibrations qui lui sont communiquées : elle renforce tous les sons émis par l’instrument.