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Spectroscope à réfractions (système Cornu).

[S.l. s.n. 1871-1881]

Cornu, Alfred X 1860 1841-1902 Inventeur

© Lebée Inventaire général /École polytechnique
Objet classé parmi les monuments historiques: arrêté OM/2003 - 91/n°37 du 3 mars 2003

1 objet ; H. 54 x L. 83 x l. 25 cm

Le spectroscope de Cornu est un instrument destiné à étudier la composition spectrale de la lumière, c’est-à-dire la répartition des couleurs dans cette lumière. La particularité de ce spectroscope est qu’il ne comprend qu’une lunette et qu’un seul prisme, tout en présentant un grand pouvoir dispersif. De plus le prisme est un prisme à liquide. L’avantage du prisme à liquide est sa grande homogénéité, contrairement aux prismes en verre de l’époquePOLY.

De 1958 à 1964, le général de Guillebon puis ses successeurs qui commandaient l’Ecole polytechnique ont décidé de céder près de 200 objets scientifiques au Prytanée militaire de La Flèche (Sarthe) d’une part pour étoffer les collections scientifiques par leur valeur historique, d’autre part pour l’enseignement (manipulations et travaux de laboratoire). Etiquette : " Poly. 14 G2 55 et F2 53".

Le spectroscope de Cornu est un instrument destiné à étudier la composition spectrale de la lumière, c’est-à-dire la répartition des couleurs dans cette lumière. La particularité de ce spectroscope est qu’il ne comprend qu’une lunette et qu’un seul prisme, tout en présentant un grand pouvoir dispersif. De plus le prisme est un prisme à liquide. La lentille principale achromatique forme à la fois le collimateur et la lunette d’observation. Un petit prisme à réflexion totale renvoie l’image de la fente d’entrée latérale vers la lentille achromatique. La fente reçoit la lumière de la source à analyser. Le faisceau sort parallèle de la lentille. Il traverse le prisme, est réfléchi vers le haut par le miroir M1, puis vers le prisme par le miroir M2. Il repasse ensuite dans le prisme pour deux nouvelles réfractions. Cependant il est décalé vers le haut. Il arrive alors sur le miroir vertical N, qui lui fait prendre le chemin inverse. Après deux nouveaux passages dans le prisme, il pénètre dans la lunette. Un oculaire placé à son extrémité permet l’observation de l’image de la fente d’entrée. Le faisceau a donc subi 4 passages dans le prisme donc 8 réfractions. Le pouvoir dispersif de ce spectroscope est donc équivalent à celui d’un spectroscope à 4 prismes. Le prisme est un prisme creux pour liquide. Le liquide généralement employé est le sulfure de carbone. L’avantage du prisme à liquide est sa grande homogénéité, contrairement aux prismes en verre de l’époque. Mécaniquement, on peut tourner le prisme depuis le poste d’observation grâce à la tige T reliée à une vis sans fin V. Un astucieux dispositif à alidades permet de conserver le prisme au minimum de déviation, quelle que soit la longueur d’