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Grande balance de Gay-Lussac.

[Paris Fortin 1788-1820]

Fortin, Nicolas 1750-1831. 245

© Lebée Inventaire général /Ecole polytechnique
Objet classé parmi les monuments historiques: arrêté OM/2003 - 91/n°37 du 3 mars 2003

1 objet ; H 120 ; P 40 ; L 70 cm

Habile technicien en instruments de mathématiques de haute précision, Fortin collabore aux travaux de divers savants, dont Lavoisier et Gay-Lussac. La première balance de Fortin (capacité 1000 g – précision 1/2 mg), construite en 1788, est le prototype d’une construction qui s’est poursuivie pendant trente à quarante ans. Les balanciers français sont appelés sous la Révolution à des travaux délicats pour l’établissement des étalons du kilogramme qui portait alors le nom de grave. Le modèle de balance de Fortin est reproduit lui-même pour la Commission des poids et mesures ; plus tard, il en fabrique pour Chevreul, Gay-Lussac (X1797) et Thenard. L’une des initiatives les plus remarquées de Fortin est d’avoir utilisé pour la lecture, de longues aiguilles recourbées qui amplifient les oscillations du fléauPOLY.

Les grandes balances de Fortin possèdent un fléau de 1 m de longueur environ, constitué par une barre d’acier non flexible de 7 mm d’épaisseur plus étroite à ses extrémités qu’au milieu..

Nicolas FORTIN est né en 1750 à Mouchy-la-Ville et est mort à Paris en 1831. Habile technicien en instruments de mathématiques de haute précision, il collabore aux travaux de divers savants, dont Lavoisier et Gay-Lussac. A la demande de Lavoisier, il construit en 1788 une grande balance dont la précision atteint un millionième pour des comparaisons de l'ordre du kilogramme, et qui sera utilisée pour la détermination de la valeur du kilogramme provisoire, et très probablement aussi du Kilogramme prototype définitif. Les grandes balances de Fortin possèdent un fléau de 1 m de longueur environ, constitué par une barre d’acier non flexible de 7 mm d’épaisseur plus étroite à ses extrémités qu’au milieu. Les couteaux sont des tiges d’acier trempé dur à tranchant vif. Le couteau central traverse le fléau et repose par ses extrémités sur deux coussinets d’acier trempé. Cet acier est moins dur que celui dont on fait le couteau pour ne pas user l’arête. Le fléau est maintenu dans sa position de repos par deux fourchettes placées à l’extrémité des bras d’un levier dont la tige verticale est disposée à l’extrémité de la colonne creuse qui supporte le fléau. Le levier est manœuvré par une manivelle qui déplace une pièce en forme de coin à la base de la colonne. Les plateaux sont de petits losanges de cuivre supportés par des étriers de laiton.