L’École polytechnique à la COP 28

Une délégation de chercheurs et d’étudiants de l’École polytechnique et de l’Institut Polytechnique de Paris, dont l’X est un des membres fondateurs, a participé aux travaux de la COP 28. La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques 2023 s'est déroulée du 30 novembre au 12 décembre à Dubaï.
L’École polytechnique à la COP 28
03 déc. 2023
Soutenabilité

L’École polytechnique participe à la vingt-huitième Conférence des Parties (COP 28) sur les changements climatiques sous son statut d’observateur en tant qu’organisation non gouvernementale indépendante de recherche (Research and independent non-governmental organizations, RINGO)

À ce titre, l’École est représentée par une délégation constituée de Patricia Crifo, professeure de l’École polytechnique et Directrice adjointe du Centre Interdisciplinaire Energy4Climate (E4C) de l'Institut Polytechnique de Paris, dont l’École polytechnique est un des membres fondateurs.

Cette délégation comprend des étudiantes et étudiants de l'École polytechnique inscrits au cours sur le climat de la COP28 - Master of Science & Technology in Economics for Smart Cities and Climate Policy - mais aussi des doctorants d'IP Paris menant des recherches sur le sujet du changement climatique.

Grâce au statut d’observateur, les RINGOs peuvent être invitées à faire partie de l’audience de certains débats et négociations, et à assister voire intervenir dans des évènements organisés par les délégations officielles.

Organisée par les Emirats Arabes Uni du 30 novembre au 12 décembre à Dubaï, la COP 28 doit permettre d’établir le premier bilan mondial des engagements pris par les Etats à Paris en 2015 lors de la COP 21, qui visaient à maintenir « l'augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C au-dessus des niveaux préindustriels » et de poursuivre les efforts « pour limiter l'augmentation de la température à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. »

Le premier jour de la COP 28 a été marqué par l’adoption du fonds "pertes et dommages" dont le principe avait été approuvé l'an dernier à la COP27 de Charm el-Cheikh, à laquelle l’X participait déjà. Ce fonds permettra aux pays vulnérables victimes des dégâts climatiques (montée du niveau de la mer, sécheresses, cyclones...) d'accéder à des financements pour réparer et reconstruire.

Plusieurs avancées sont également attendues au terme de la COP 28, notamment sur les enjeux de la transition énergétique (accélération de la sortie des énergies fossiles et adoption des objectifs mondiaux de déploiement d’énergies non fossiles et d’efficacité énergétique) , de l’adaptation au changement climatique et de la finance climat (renforcement du soutien aux pays en développement et réorientation des flux financiers en faveur du climat).

Près de 120 pays, dont la France, ont lancé un appel, 2 décembre, en faveur du triplement de la capacité des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydroélectricité, biomasse…) et du doublement du taux annuel d’amélioration de l’efficacité énergétique dans le monde d’ici 2030.

Une vingtaine de pays, dont la France, ont appelé, le même jour, à tripler les capacités de l’énergie nucléaire dans le monde d’ici 2050, par rapport à 2020.

La France a aussi lancé, le 2 décembre, l’initiative d’un « accélérateur de la sortie du charbon » (Coal Transition Accelerator, CTA) afin de partager les expertises, concevoir de nouvelles politiques et de débloquer de nouvelles sources de financement public et privé pour faciliter la transition juste du charbon vers l’énergie propre.

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