Les deux chercheurs du Centre de physique théorique (CPHT*) ont été interviewés dans la série "La Science au Labo" de France Culture pour leurs travaux vers l’extension du principe holographique, dans la perspective d’une théorie de la gravitation quantique.
Adrien Fiorucci et Marios Petropoulos. Crédit : Céline Loozen.
Malgré les succès indiscutables de la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein, il reste encore du grain à moudre aux scientifiques pour comprendre la gravitation.
Dans ce contexte, les chercheurs du CPHT dont Marios Petropoulos et Adrien Fiorucci sont pionniers dans une approche qui cherche à étendre le « principe holographique ».
Derrière cette appellation mystérieuse réside une correspondance mathématique entre une théorie à quatre dimensions (trois dimensions d’espace et une de temps, comme la relativité générale) et une théorie possédant une dimension de moins (qui peut être décrite comme le « bord » d’un espace à quatre dimensions).
Les chercheurs du CPHT** ont fait une avancée notable vers l’établissement d’une telle correspondance dans le cas où l’espace-temps possède des caractéristiques très réalistes (en particulier, une courbure légèrement positive). Cela pourrait ouvrir des perspectives pour concilier relativité générale et physique quantique.
*CPHT : une unité mixte de recherche CNRS, École polytechnique, Institut Polytechnique de Paris, 91120 Palaiseau, France
** Équipe d’holographie en espace-temps plat : Mathieu Beauvillain et Victor Chabirand (doctorants), Adrien Fiorucci (post-doctorant), Marios Petropoulos (CNRS-X) et collaborateurs: Simon Pekar et Matthieu Vilatte (anciens post-doctorant et doctorant du CPHT, actuellement en poste à Trieste, Italie et à Mons, Belgique).