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Les start-up de l’X en force dans le classement Top 20 LinkedIn 2026
Le classement Top Startups France, publé mi-octobre 2026 par LinkedIn Actualités pour la neuvième année consécutive, fait la part belle aux start-up fondées ou cofondées par des alumni de l’X.
Le classement recense les vingt jeunes pousses les plus dynamiques du pays, selon quatre critères : la croissance des effectifs, l’intérêt que leur portent les membres de la plateforme, leurs interactions sur LinkedIn et leur capacité à attirer des talents issus des LinkedIn Top Companies.
« Je me réjouis de la place qu’occupent les écoles d’ingénieurs et particulièrement l’École polytechnique dans ce classement. Il est le reflet de la force du modèle de l’X, fondé sur le dialogue entre excellence académique, recherche de pointe et innovation », a réagi Bruno Bellier, directeur général de l’École polytechnique, cité dans le post de LinkedIn Actualités.
L’édition 2026 compte quatorze nouveaux entrants, dont huit dans les dix premières places. Les entreprises retenues sont indépendantes, fondées il y a moins de cinq ans et comptent au moins 30 salariés en France.
Un classement porté par l’IA et les technologies de rupture
Toutes les startups du palmarès placent l’Intelligence Artificielle au cœur de leur activité et du développement de leurs produits. Les éditeurs de logiciels SaaS et les marketplaces, qui dominaient jusqu’ici la French Tech, laissent la place à l’IA, aux technologies de défense et aux deeptech, comme la microbiologie. Cette évolution s’accompagne d’un fort intérêt des investisseurs : Mistral AI, qui occupe la première place, a levé 3 milliards d’euros le 8 septembre, un montant inédit en Europe pour une startup.
Plusieurs entreprises du classement ont été fondées, cofondées ou sont dirigées par des anciens élèves de l’École polytechnique :
- Mistral AI (1re) : Arthur Mensch (X2011), président-directeur général, Guillaume Lample (X2011) et Timothée Lacroix (ENS), cofondateurs. L’entreprise développe des modèles d’IA générative et multiplie les partenariats avec des groupes industriels.
- Harmattan AI (2e) : Mouad M’Ghari (X2020), cofondateur. Fondée en 2024, la société produit des drones autonomes pilotés par l’IA. Elle est devenue en 2026 la première licorne française de la défense.
- Dust (3e) : Stanislas Polu (X2004), cofondateur. La startup crée des assistants et des agents IA pour les entreprises. Elle a annoncé en mai un tour de table de 40 millions d’euros pour accélérer aux États-Unis.
- H Company (5e) : Laurent Sifre (X2005), cofondateur. La société développe des agents d’IA capables d’exécuter des tâches de manière autonome sur des sites web et des applications.
Les Écoles d’ingénieurs, premier vivier de fondateurs
LinkedIn a identifié 58 cofondateurs à l’origine des vingt entreprises du classement. Le profil des fondateurs a évolué depuis 2022 : 63 % d’entre eux sont diplômés d’une grande école d’ingénieurs, contre un quart il y a quatre ans, tandis que la part des écoles de commerce est passée de près de la moitié à 19 %.
L’École polytechnique et CentraleSupélec forment ensemble près d’un fondateur sur quatre. Près de 16 % des fondateurs ont par ailleurs suivi une partie de leurs études à l’université, majoritairement dans la recherche. LinkedIn relie ce basculement à l’essor de l’IA et des deeptech, qui demandent une maîtrise scientifique pointue.
« Le classement rappelle aussi l’ampleur des progrès qu’il reste à accomplir pour une meilleure représentation des femmes dans ce secteur, ainsi que le chemin à parcourir pour favoriser l’émergence ou la consolidation d’écosystèmes tech territoriaux », a par ailleurs souligné Bruno Bellier.
Le classement confirme en effet ces deux enjeux : les équipes fondatrices ne comptent que deux femmes, et seules trois des vingt startups sont implantées hors d’Île-de-France.
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