Série Sports à l'X - Alexandre Bloquel, X22, section raid

Dans le cadre de la série sur les Sports à l’X avant les JO de Paris 2024, rencontre Alexandre Bloquel, X22 de la section raid. Alexandre a été juge arbitre en athlétisme et a participé au championnat du monde para athlétisme 2023. Il sera arbitre cet été aux jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 pour les épreuves d'athlétisme.
Série Sports à l'X - Alexandre Bloquel, X22, section raid
29 mai. 2024
Campus

« Au raid, beaucoup d’endurance, de cardio et de puissance »


 Pourquoi avoir choisi le raid ?

A.B. : La section raid, c’est essentiellement de la course à pied, du VTT, de la course d’orientation et du kayak. J’ai choisi ce sport parce que je fais de l’athlétisme depuis que je suis en cinquième donc je suis vraiment fan de course à pied et ça me tenais à cœur de continuer cela à l’École polytechnique. Pouvoir aussi découvrir à la fois le VTT, le kayak, tout cet aspect multisports, cela m’intéressait énormément c’est donc pour cela que j’ai choisi la section raid.

 

Quel est l’apport du sport dans votre formation ?

A.B. : Le sport à l’X permet de développer la cohésion dans une section donc c’est très important pour une promotion d’avoir des moments communs. Notamment les entraînements de sport ou nous pouvons nous rassembler et partager le goût de l’effort ensemble. C’est aussi très intéressant car cela développe la volonté de dépassement de soi, de motivation, c’est vraiment bénéfique. Cela permet de se ressourcer, de faire du sport entre les études, les cours. C’est toujours très bien de pratiquer du sport et c’est donc un atout que cela soit mis en place au niveau de la formation.

 

Quelles qualités physiques et mentales le raid exige-t-il ?

A.B. : Il y a beaucoup d’endurance, de cardio, de puissance et d’exigence. Sur le VTT c’est assez exigeant et technique, notamment sur les descentes avec des parcours qui sont techniques. Sur les capacités mentales, cela va surtout être de la lutte de confrontation contre soi-même et contre le chronomètre.

 

Quelles sont les valeurs communes à l’X et aux JO ?

A.B. : La première qui m’est venu à l’esprit c’est le partage. À l’X, il y a vraiment cette idée de partage entre les élèves qui viennent d’horizons très différents. Évidemment un partage de connaissance puisque nous sommes là pour apprendre. Nous retrouvons cette dimension-là dans les Jeux olympiques car ce sont des sportifs qui vont partager le sport avec le monde entier et c’est aussi un moment de partage entre les athlètes qui viennent d’horizons différents, qui pratiquent des disciplines différentes. Ils s’enrichissent mutuellement les uns les autres. Il y a aussi, je pense, une valeur d’excellence qui est commune à l’X et aux Jeux olympiques car c’est une des meilleures écoles d’ingénieurs et les JO vont rassembler les meilleurs sportifs du monde. Sur un plan un peu plus secondaire, il y aussi une volonté de développer la diversité. Les JO ont cette dimension universelle. Il y a aussi les jeux paralympiques qui sont dans cette optique-là, d’accueillir des personnes avec cette diversité : les athlètes valides, les athlètes avec des situations de handicap. C’est donc cela qui permet d’avoir cette diversité et c’est aussi un des projets en cours de l’École polytechnique, d’accroître la diversité.

 

Allez-vous suivre certains sports aux JO et si oui lesquels ?

A.B. : Je vais suivre l’athlétisme parce que c’est mon sport favori. J’aime bien également les sports collectifs comme le volley et le hand, c’est toujours enrichissant de regarder l’équipe de France jouer. Et ensuite, je vais suivre à peu près tous les sports, la couverture de France Télévision va être assez incroyable. Sur le plan des jeux paralympiques aussi cela va être une bonne occasion de découvrir plein de nouveaux sports et tout le talent qu’ont les athlètes méconnus sur ces sports.

 

Un champion ou une championne suscite-t-il particulièrement votre admiration ?

A.B. : Je vais citer des champions d’athlétisme. Il y a une jeune génération qui est en plein essor, je pense notamment sur le 800 mètres à Yannis Meziane qui a participé cette année aux championnats du monde de Budapest et qui a mon âge. Il commence déjà à impressionner et il a progressé très vite sur cette saison-là donc c’est assez fantastique. Il y a des athlètes un peu plus expérimentés comme Rénelle Lamote ou Mélina Robert-Pichon qui sont des seniors de l’équipe de France d’athlétisme et qui, nous l’espérons, vont nous faire rêver pendant les Jeux olympiques. Je connais aussi quelques athlètes handisports de l’équipe de France d’athlétisme et para athlétisme que l’on a pu voir notamment sur les championnats du monde handisport à Paris qui ont eu lieu à l’été 2023. Il y a là de très bonne chance de médailles comme avec Timothée Adolphe qui est un athlète aveugle et qui court notamment le 100 et le 400 mètres. Il a eu deux médailles de bronze cet été et donc, j’espère qu’il pourra remmener des médailles sur les jeux paralympiques.

 

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