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Un don d’archives à la BCX

La famille de François Colombey (X1925) a remis pour les archives de la bibliothèque un ensemble de documents qui documentent notamment la vie à Polytechnique en 1925-1927

Crédits Photographiques : don de M. et Mme François Colombey

Les documents donnés par sa famille à l’École polytechnique concernent la vie de François Colombey à l’X. Y figure notamment un bel album photographique qui couvre la période de 1925 à 1940, avec des photographies prises pendant la « drôle de guerre », et à l’OFLAG XC à Lübeck en Allemagne. Mobilisé le 28/08/1939 au 46e RARF (régiment d’artillerie de région forteresse) comme lieutenant, puis comme capitaine d’artillerie, il avait été fait prisonnier du 21 juin 1940 au 2 mai 1945.

On y trouve aussi deux numéros d’un journal d’élève totalement inédit, Le Fascycul, « organe de la fraternité Carva pour la politique du Magnan » !

A noter quelque rares photographies du voyage commémoratif des élèves à Verdun en 1927, de déguisements pour la campagne Kès de 1926.

François Colombey est né le 19 mai 1905 à Nancy. Il est entré à l’École polytechnique en 1925, après des études en classes préparatoires à Grenoble. Il effectue son service militaire au 32ème régiment d’artillerie divisionnaire et il termine son apprentissage par un diplôme obtenu à l’Ecole nationale supérieure de la Métallurgie et de l’Industrie des Mines de Nancy (1928-1930).

Il entre en 1930 aux aciéries de Longwy (Meurthe-et-Moselle, usine de Mont-Saint-Martin) comme ingénieur et est promu chef du service des laminoirs en 1936. Ingénieur divisionnaire en 1938, ingénieur en chef des services techniques (1945) à l’usine de Mont-Saint-Martin, il devient ingénieur en chef à la SOLLAC (Société Lorraine de Laminage Continu) en 1952. Cette société avait été fondée en 1948 sur l’initiative de François de Wendel et regroupait 9 compagnies dont les Aciéries de Longwy, afin de développer en France le procédé de laminage continu mis au point aux États-Unis avant-guerre.

A partir de 1956 il occupe des fonctions nationales auprès de la Chambre syndicale de la Sidérurgie Française, en 1961 de l’Association technique de la Sidérurgie Française. Notamment il est en 1962 Président délégué général de la Chambre syndicale. Par ailleurs il fut administrateur de l’Institut de recherche de la Sidérurgie et de la Société française de Sidérurgie, adjoint au professeur de sidérurgie à l’École des Mines de Paris.

Aux aciéries de Longwy il participe à la mise au point d’aciers semi-inoxydables, d’aciers de construction à haute limite élastique, d’aciers spéciaux pour la Marine nationale et la ligne Maginot ; il est l’un des premiers à utiliser les gaz de cokerie pour le chauffage des Fours Martin (procédé Martin-Siemens)  pour la fusion de ferrailles de recyclage et pour l'affinage de la fonte brute.

François Colombey décède en 1966 à l’âge de 60 ans. Peu de temps auparavant lui avait été remise la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur, le 18 mars 1965.

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