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Les doctorantes de l’X brillent au concours MT 180
Les trois lauréates 2026. De gauche à droite : Kate Sorg, Margherita Castellano, Magali Korolev ©IP Paris - Alain de Baudus
Expliquer un travail de plusieurs années sur un sujet particulièrement pointu est un exercice peu évident. Le faire de façon accessible et dynamique l’est encore moins. Ajoutez la contrainte de le réaliser en trois minutes, et pas une seconde de plus : c’est le principe du concours Ma thèse en 180 secondes (MT 180).
Dix doctorantes et doctorants se sont spécialement préparés pour cela et ont présenté leurs travaux devant un jury, mais également un public, composé notamment de 200 lycéens réunis dans l’amphithéâtre Poincaré de l’École polytechnique.
Trois doctorantes des laboratoires affiliés à l’École polytechnique ont été couronnée par le jury et le public. Ci-dessous un petit résumé de leur sujet inspiré de leurs présentations.
Margherita Castellano (CMAP). 1er prix du jury et prix du public.
Figurez-vous que le rôle du savon dans la formation des bulles n'est toujours pas très clair. C'est le cœur du sujet de thèse de Margherita Castellano. L’eau et l’air ont tendance à ne pas se mélanger et des « surfactants » (comme le savon) servent de médiateurs. La chercheuse utilise non pas des expériences mais des équations afin de valider des approximations qui permettent ensuite de simuler les surfactants dans un modèle. Cela permet de mieux comprendre comment quelques molécules gouvernent la stabilité d’une bulle, d’un cappuccino ou d’un nuage.
Magali Korolev (CPHT). 2e prix du jury.
A partir des règles élémentaires des échecs, il existe une quasi-infinité de parties possibles. Dans sa thèse de physique théorique, Magali Korolev joue aux échecs, mais avec des électrons. Le but est de comprendre quels comportements les électrons vont développer, selon les règles qu’on leur fixe, et d'en déduire les propriétés électromagnétiques des matériaux. Selon que les électrons peuvent se déplacer ou non, les matériaux peuvent être conducteurs ou isolants. Mais parfois, les comportements sont beaucoup plus étonnants.
Kate Sorg (LOB). 3e prix du jury.
On nous explique que l'ADN existe sous une forme simple et élégante, comme un ruban torsadé (une double hélice). Mais en réalité, l'ADN n'est pas toujours discipliné. Il peut se replier sur lui-même pour former une structure qui ressemble à...une étagère, que les scientifiques appellent G-quadruplexes. Grâce à la microscopie, Kate Sorg a pu montrer que ces structures sont aussi présentes chez les archées, un groupe d’organismes mono-cellulaires. Le but est désormais de savoir quels impacts ces G-quadruplexes ont chez le vivant.
Grâce à leur prestation, Margherita Castellano, Magali Korolev et Kate Sorg se qualifient pour la finale régionale Île-de-France du concours MT 180 qui aura lieu le16 avril prochain.
*CMAP : une unité mixte de recherche CNRS, Inria, École polytechnique, Institut Polytechnique de Paris, 91120 Palaiseau, France
CPHT : une unité mixte de recherche CNRS, École polytechnique, Institut Polytechnique de Paris, 91120 Palaiseau, France
LOB : une unité mixte de recherche CNRS, Inserm, École polytechnique, Institut Polytechnique de Paris, 91120 Palaiseau, France
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