• Accueil
  • Actualités
  • Signature Du Mécénat de Bernard Arnault (X69) Pour La Création de L’Institut de Mathématiques et Des Sciences Fondamentales de L’X

Signature du mécénat de Bernard Arnault (X69) pour la création de l’Institut de Mathématiques et des Sciences Fondamentales de l’X

La cérémonie formalisant le mécénat de Bernard Arnault en faveur du projet d’Institut de Mathématiques et des Sciences Fondamentales de l’École polytechnique s’est déroulée le 2 juillet à l’Hôtel des Invalides à Paris en présence du Premier ministre, Sébastien Lecornu, de la ministre de la Défense, Catherine Vautrin et de nombreuses personnalités du monde politique et académique. Cet Institut accueillera un ambitieux programme de recherche et de collaborations scientifiques. Son futur bâtiment, implanté au cœur du campus de Palaiseau à horizon 2030, sera financé grâce au don exceptionnel de Bernard Arnault (X69) de 50 millions d’euros.
02 Juil. 2026
Institutionnel

La cérémonie formalisant le mécénat de Bernard Arnault en faveur du projet d’Institut de Mathématiques et des Sciences Fondamentales de l’ École polytechnique s’est déroulée le 2 juillet à l’Hôtel des Invalides à Paris en présence du Premier ministre, Sébastien Lecornu, de la ministre de la Défense, Catherine Vautrin, de la présidente de la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, et d’Elisabeth Borne (X81, Première ministre de 2022 à 2024).

Cet Institut accueillera un ambitieux programme de recherche et de collaborations scientifiques. Son futur bâtiment, implanté au cœur du campus de Palaiseau à horizon 2030, sera financé grâce au don exceptionnel de Bernard Arnault (X69) de 50 M€.

« J'ai accueilli le projet avec un grand enthousiasme et les raisons de cet engagement tiennent en trois mots […] qui correspondent aux valeurs du groupe LVMH », a déclaré son président-fondateur ajoutant « dans notre groupe, nous représentons la France dans le monde entier ».

« La première, c’est l’excellence. Un grand centre de mathématiques, c'est un foyer d'excellence française. Cela compte encore, aujourd'hui, peut-être plus que jamais. Le goût de l'excellence, cela se cultive, cela se transmet. 

« La deuxième, c'est la notion de souveraineté. On le voit chaque jour de plus en plus avec l'intelligence artificielle. Celui qui maîtrise les mathématiques maîtrise les affaires du monde qui vient. 

« Enfin, et c’est très important à mon sens dans les mathématiques, la créativité et l'imagination. Parce que, contrairement à ce qu'on peut penser, les maths, ce n’est pas uniquement une affaire de rigueur, mais c'est aussi une affaire, peut-être avant tout, à un certain niveau, d'imagination », a dit Bernard Arnault. 

La Premier ministre, Sébastien Lecornu, a passé trois ans et demi à la tête du ministère des Armées, qui assure la tutelle de l’École polytechnique, avant de prendre ses fonctions.  Il a rappelé l’engagement de l’État en faveur de l’X et les liens historiques qui se sont toujours noués au sein de l’École entre le civil et le militaire.

« Le mécénat ne remplacera jamais l'action, ni les financements de l'État. L'École est militaire, elle est portée par les crédits du ministère des Armées, par des subventions importantes pour ses projets. Mais le don que vous avez fait, pour moi, est une preuve de patriotisme et très concrètement, il en restera quelque chose pour la gloire du pays, pour les sciences et pour la patrie », a souligné Sébastien Lecornu en référence à la devise de l’X. 

« Par votre don historique dans l'enseignement supérieur français, vous nous permettez d'être demain encore plus forts dans notre capacité à attirer les meilleurs, à créer un environnement de recherche et de formation de nos ingénieurs uniques au monde, et à construire la science de demain aux côtés de nos partenaires au sein de l'Institut Polytechnique de Paris, aux côtés du CNRS, aux côtés de l'INRIA et de la formidable communauté scientifique du Plateau de Saclay. Bref, vous nous permettez de voir l'avenir en grand », a dit Laura Chaubard, présidente et directrice générale de l’X.

« Notre École s'est construite depuis plus de deux siècles grâce à la vision de la France pour ses ingénieurs, grâce aux femmes et aux hommes qui y sont passés et qui, pour beaucoup, comme vous, continue longtemps après l'avoir quittée, d'écrire son avenir et d'accompagner son développement », a-t-elle poursuivi. 

« Votre engagement dit aussi à toute une jeunesse qui regarde vers la science que la France tiendra son rang dans l'excellence mondiale et portera fièrement la devise de l'École », a conclu Laura Chaubard. 

La création de l’Institut de Mathématiques et des Sciences fondamentales est rendue possible grâce à l’engagement de Bernard Arnault à travers sa société familiale Agache, qui financera la construction du bâtiment, ainsi que le lancement du programme scientifique de « La Résidence mathématique », qui aura pour vocation d’accueillir des chercheurs internationaux de premier plan, d’organiser des conférences et des semestres thématiques, ainsi que de soutenir des projets de recherche collaboratifs et interdisciplinaires.

Cette contribution de Bernard Arnault s’inscrit dans le cadre de la campagne de levée de fonds « Servir la science », lancée par la Fondation de l’École polytechnique en 2024 pour accompagner le développement de l’établissement.

« Cet acte exemplaire appelle à une réflexion plus large sur la place de la philanthropie. Dans un environnement de compétition académique et scientifique international accru, les contributions en mécénat de particuliers et d'entreprises apportent des ressources essentielles pour les bourses d'étudiants, les équipements scientifiques, les chaires et les projets structurants, et un complément indispensable au financement public », a relevé Frédéric Oudéa, président de la Fondation de l’École polytechnique.

« Ce n'est pas l'abandon du modèle public français, c'en est le prolongement naturel. À l'heure où les enjeux dépassent les frontières et où les moyens publics, aussi engagés soient-ils, ne peuvent suffire à satisfaire les légitimes ambitions de l'École », a-t-il rappelé.

« Les partenariats industriels jouent à cet égard un rôle d'accélérateur. Ils permettent de concrétiser le passage de la découverte à l'application, de valoriser les travaux des laboratoires et de prendre part à la puissance technologique française. Ces liens entre l'École et le monde économique ne sont ni une compromission, ni une concession. Ils sont assumés pleinement et encadrés rigoureusement, et constituent une condition de notre souveraineté », a souligné Frédéric Oudéa. 

Retour